Ecclestone veut un nouveau vote sur le GP de Bahreïn

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Le patron de la Formule 1, Bernie Ecclestone, souhaite une révision par un nouveau vote de la décision prise par la FIA de reprogrammer le Grand Prix de Bahreïn en octobre. La Fédération internationale de l'automobile a annoncé vendredi dernier que le grand prix annulé en mars à cause des troubles politiques dans le petit royaume du Golfe serait couru le 30 octobre et que le premier Grand Prix d'Inde prévu ce jour-là serait reporté à décembre.

Dans un article publié mardi par le Times de Londres, Bernie Ecclestone juge qu'il serait préférable que le GP de Bahreïn soit déplacé à la fin de la saison et que le GP d'Inde conserve sa date. Il souligne en outre qu'un vote par fax pourrait être rapidement organisé pour renverser la décision de la FIA. "Au point où en sont les choses, nous n'avons pas la moindre idée de ce qui va se passer", dit-il à propos de la situation à Bahreïn où la police est encore intervenue ce week-end contre des rassemblements de manifestants de confession chiite.

"Il serait préférable de déplacer Bahreïn à la fin de la saison. S'il n'y a pas de danger et si tout va bien, nous pourrons y aller. Si ce n'est pas le cas, nous n'irons pas et cela ne posera pas de problème." La décision de la FIA a déjà été vivement critiquée par des organisations de défense des droits de l'homme indignées que le royaume récupère le Grand Prix après la violence de la répression des manifestations du printemps. Des écuries de Formule un se sont également prononcées contre le prolongement de la saison au mois de décembre. Des amateurs de F1 ont en outre fait savoir qu'ils déploraient le report du Grand Prix d'Inde alors qu'ils avaient déjà engagé des frais non remboursables pour y assister. Max Mosley, ancien président de la FIA, s'est rangé au côté de Bernie Ecclestone. "Il a raison. Je ne pense qu'il y a la moindre chance que le Grand Prix ait lieu", a-t-il dit dans une interview diffusée par la BBC radio.

La situation se complique du fait que Jean Todt, qui a évincé Max Mosley de la présidence de la FIA, a fait preuve d'une certaine ambiguïté sur le déroulement du vote à main levée du Conseil mondial du sport automobile qu'il avait dans un premier temps déclaré unanime. "Y a-t-il eu 27 mains qui se sont levées ? 25 ? je ne peux pas le dire avec précision", déclare-t-il mardi dans le Telegraph de Londres. "J'ai vu toutes les mains se lever et j'ai dit 'Ah, accord à l'uanimité'. Personne n'a fait d'objection. Personne n'a dit j'ai voté contre ou je me suis abstenu." Jean Todt risque de se voir confronté rapidement à une nouvelle polémique car il est à nouveau entré dans le territoire de Bernie Ecclestone en déclarant qu'il y aurait 20 GP la saison prochaine même si 21 figurent au calendrier. "Il y a 21 dates mais le championnat sera de 20 Grands Prix", dit-il dans une interview accordée au quotidien espagnol Diario Sport (www.sport.es/es/) en marge du GP d'Espagne de MotoGP. "Nous ne savons pas quelle course va disparaître mais il n'y aura que 20 courses", ajoute-t-il.