Jules Bianchi
L'état de santé de Jules Bianchi ne s'améliore pas | PATRIK STOLLARZ / AFP

Décès de Bianchi: la FIA face à sa responsabilité

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Dix mois après le décès de Jules Bianchi suite à un grave accident lors du Grand Prix du Japon en octobre 2014, la Fédération internationale de l'automobile est de nouveau pointée du doigt par la famille du jeune pilote. Des avocats anglais mandatés par la famille Bianchi ont adressé une "demande de reconnaissance de responsabilité" à son écurie (Manor Racing, ex-Marussia) et aux dirigeants de la Formule 1, a-t-on appris jeudi en marge du GP de Monaco.

Ces lettres "invitent" Marussia, en faillite puis rachetée début 2015 et rebaptisée Manor Racing, la FIA et le F1 Group, qui chapeaute la société Formula One Management (FOM) dirigée par Bernie Ecclestone, "à accepter que des erreurs ont été faites" dans "l'organisation de cette course qui a eu lieu dans des conditions dangereuses pendant la saison des typhons au Japon", précise le communiqué de presse du cabinet d'avocats britannique Stewarts Law.

Ces lettres d'avocats ne sont pas un dépôt de plainte ou une saisine judiciaire mais marquent la détermination de la famille Bianchi à lancer si nécessaire une action en justice, moins d'un an après le décès du pilote à l'hôpital de Nice, en juillet 2015, à l'âge de 25 ans. "Nous voulons que justice soit faite pour Jules et que la vérité soit établie au sujet des décisions qui ont abouti à l'accident de notre fils", écrit le père du pilote français, Philippe Bianchi, dans le communiqué de Stewarts Law. Et d'ajouter : "En tant que famille, nous avons tellement de questions sans réponse. Nous avons le sentiment que l'accident de Jules, et sa mort, auraient pu être évités si une série d'erreurs n'avaient pas été commises". 

Interrogée par l'AFP, la FIA n'a pas souhaité réagir.

AFP