Button : "C'était marrant"

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Le Britannique Jenson Button, questionné sur d'éventuelles consignes d'équipe alors qu'il se bagarrait avec son coéquipier Lewis Hamilton pour la victoire au Grand Prix de Hongrie de F1, qu'il a finalement remporté, a indiqué qu'il n'avait "rien entendu à la radio".

Que ressentez-vous après cette jolie victoire?
"Je vais avoir du mal à m'en remettre dimanche soir. C'est le premier endroit où j'ai gagné un GP en 2006. Et c'est ma 200e course et je viens de gagner à nouveau. C'est donc un super moment. Pour une raison ou pour une autre, j'aime ce genre de conditions, ne me demandez pas pourquoi. Mais ça a encore marché. Nous abordons la coupure sur une note élevée. Même si je suis persuadé que, durant chaque jour de vacances, nous serons excités de revenir et peut-être reproduire ce genre de résultat."

A quel moment avez-vous senti se profiler ce succès?
"C'est très facile à dire maintenant, mais je m'en suis rendu compte dès la fin du premier train de pneus. Je me suis rendu compte que j'arrivais à bien les conserver. Alors que les autres avaient du mal, moi je poussais le voiture, qui se comportait vraiment bien. Je me disais que reprendre Lewis (Hamilton) n'était qu'une question de temps parce qu'il souffrait à la fin de ses gommes. Evidemment, la pluie a un peu changé la donne."

Après les GP de Hongrie 2006, d'Australie et de Chine 2010, et du Canada cette année, vous vous imposez encore dans des conditions climatiques changeantes. Peut-on en déduire que vous êtes le meilleur dans ces conditions?
 "Toutes ces victoires étaient chanceuses. Je n'ai pas toujours fait les bons choix dans ces conditions, même s'il semble que je sois assez bon quand il s'agit de déterminer quels pneus utiliser. Mais je ne suis pas le seul. (Sebastian Vettel et Fernando Alonso) ont fait exactement la même chose. Et en plus, je ne suis pas seul à prendre ces décisions. Mais la raison pour laquelle j'ai gagné est que nous étions rapides. C'est tout. S'il n'avait pas plu, cela n'aurait pas fait de différence."

Vers le 47e tour, vous vous êtes livré à un incroyable mano a mano avec votre coéquipier. Avez-vous aimé?
"Oui, c'était marrant. (Après son tête-à-queue) Lewis a réussi à tourner la voiture. Il s'est retrouvé dans mon pare-choc à la fin du virage suivant. C'était délicat. Mais j'ai pris le dessus dimanche. Ca a été l'une des courses que j'ai le plus appréciées. Cela dit, maintenant, j'aimerais bien gagner sur le sec, s'il vous plaît."

Avez-vous reçu des consignes de courses durant cette bataille avec Hamilton?
"Non, ils n'ont rien dit. J'imagine qu'ils pensaient qu'on devait se concentrer sur ce qu'on faisait à ce moment précis. Mais je n'ai rien entendu à la radio, ce qui était chouette."

AFP