Sebastian Vettel
Sebastian Vettel au volant de sa Red-Bull | RACE-PRESS_MEXSPORT RACE-PRESS /

Bataille d’experts en vue au GP de Monaco

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La sixième manche du championnat du monde de F1 s'ouvre ce jeudi avec les essais libres. Cette saison, le Grand Prix de Monaco met aux prises six de ses anciens vainqueurs. Très régulier, Kimi Räikkönen lorgne sur la place de leader de Sebastian Vettel au général. Revenu à la lumière en Espagne, Fernando Alonso rôde. Quant à Button, Webber et Hamilton, ils chassent une première victoire.

Dimanche, Monaco a pris rendez-vous avec le spectacle. Dès jeudi avec les séances d'essais libres, cette 71e édition du Grand Prix de la Principauté s’annonce indécise et disputée. Six pilotes du plateau ont déjà gagné cette course, dont cinq figurent cette saison aux six premières places du classement général. Parmi eux, les deux pilotes Red-Bull Mark Webber et Sebastian Vettel font figure de favoris. Le premier reste sur deux succès lors de ses trois dernières sorties en cité monégasque (2010, 2012). Une hégémonie brisée par son coéquipier en 2011. Leader du championnat du monde, le triple champion du monde allemand voit son trône menacé. La faute à une décevante 4e place en Espagne il y a quinze jours.

Räikkönen souffle sur le cou de Vettel

La faute aussi à un Kimi Räikkönen régulier dans la performance. En véritable métronome, Iceman est branché sur tempo rapide. Le champion du monde 2007 a terminé deuxième des trois derniers Grand Prix et affiche 22 classements consécutifs dans les points. Dauphin de Vettel, le Finlandais ne pointe qu’à 4 unités de l’Allemand. "Pour moi, ce n'est pas  une surprise qu'on soit si bien placés, car on a une bonne voiture et on  travaille beaucoup", a confié le pilote Lotus. Vainqueur en 2005 à Monaco, le coéquipier de Romain Grosjean est prêt à mordre.

A distance raisonnable de ce duo de tête, Fernando Alonso n’a pas droit à l’erreur s’il ne veut pas être distancé dans la course au titre. Troisième à 17 points de Vettel, l’Espagnol s’est remis en selle en s’imposant chez lui. Hors du coup en Malaisie et à Bahreïn, le pilote Ferrari a pu compter sur une voiture performante. Avec la 3e place de Massa dans la péninsule ibérique, la firme italienne a prouvé qu’il faudrait compter sur elle et sa F138. Premier sous le drapeau à damier en 2006 et 2007, le double champion du monde a une opportunité de relancer un peu plus le suspense au général.

Hamilton, Button et Webber veulent s'inviter à la fête

Si ces trois-là se partagent les magnums de champagne depuis le début de saison, la météo pourrait redistribuer les cartes. Auteurs de trois pôle-positions lors des cinq premières courses, les Mercedes veulent conclure. Lewis Hamilton, consacré sur la Côte d’Azur en 2008, a du mal à masquer son impatience. "Plus qu'ailleurs les qualifications ont un rôle important ici, mais il faudra aussi penser au dimanche et travailler sur notre rythme en course",  souligne le pilote britannique. Son coéquipier Nico Rosberg, poleman en Espagne et à Bahreïn, pourrait concrétiser ces excellentes performances en qualifications sur un circuit qu'il connaît bien.

Le tracé en ville de ce GP de Monaco favorise la stratégie, d’où l’importance d’une bonne place sur la grille de départ. Cette particularité pourrait être un atout pour des McLaren à la peine. Le champion du monde 2009 Jenson Button n’a pu faire mieux qu’une 5e place et son jeune équipier Sergio Pérez plafonne au 6e rang cette saison. Toutefois, l’écurie de Wooking a des raisons d’y croire. L’année de son sacre, Button avait coupé la ligne le premier en Principauté. Entre 2007 et 2009, la firme qui fête son cinquantenaire cette année y est même restée invaincue. Le club des six est prêt à livrer bataille.

Jerome Carrere