Lewis Hamilton au volant de la Mercedes
Le Britannique Lewis Hamilton sur le circuit de Bakou | AFP - ANDREJ ISAKOVIC

Bakou, un nouveau théâtre pour le duel Hamilton-Rosberg

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Vainqueur des deux derniers Grands Prix (Monaco, Montréal), Lewis Hamilton (Mercedes) veut poursuivre son infernale remontée au classement du championnat lors du Grand Prix d'Europe, disputé à Bakou. A l'opposé, Nico Rosberg (Mercedes) voudrait stopper l'hémorragie, lui qui n'est plus monté sur un podium lors des 3 dernières courses. Sur un tracé tout nouveau, la motorisation des Flèches d'Argent devrait leur permettre d'être encore aux avant-postes, comme lors de 6 des 7 premiers GP de la saison.

Un nouveau tracé pour rebattre les cartes ? Après les quatre premiers Grands Prix remportés par Nico Rosberg (Mercedes), après l'accrochage des deux monoplaces allemandes à Barcelone pour le succès le plus précoce de l'histoire en faveur de Max Verstappen, après les deux succès de Lewis Hamilton, après un clair retour de performance des Red Bull et des Ferrari, que nous réserve le Grand Prix d'Europe ? Pour la première fois, il se dispute à Bakou. Les cinq années passées à Valence semblent bien loin, d'autant plus que durant trois saisons, il a été supprimé du calendrier. En Azerbaïdjan, tout le monde sera logé à la même enseigne: tout le monde découvre ce tracé autour de quelques monuments historiques. 

Le circui de Bakou en détails, théâtre pour la première fois du GP d'Europe
Le circui de Bakou en détails, théâtre pour la première fois du GP d'Europe

La moitié du circuit à plein régime

Ce circuit présente un mélange de longues lignes droites très larges en bord de mer cassées par des virages à 90° où les freinages seront très violents, et une partie située autour des remparts de la vieille ville dans laquelle les bolides s'engouffreront par une étroite chicane en forte montée. Selon les estimations de Mercedes, les moteurs tourneront à plein régime sur 49% de chaque boucle, soit pendant 54 secondes, dont 20 secondes entre les virages 16 et 1, le long de la mer, "à condition que les virages 18 et 19 passent à fond".

"Mon ingénieur m'a dit de ne pas le faire lors du tour d'installation! Mais avec du travail, ça devrait passer à fond", s'est réjoui Daniel Ricciardo (Red Bull). Certains pilotes n'ont pas ou peu utilisé le simulateur qui, selon les mots de Hamilton, ne permet pas de se faire une idée réelle du circuit car "on ne sent pas la vitesse ni les contraintes physiques". Il n'a pas daigné non plus en faire le tour à pied: "Je n'en fais plus depuis 2010 et franchement ça ne fait aucune différence", explique le triple champion du monde.

Romain Grosjean (Haas), lui, a découvert la piste sur simulateur et en a fait le tour à pied jeudi. Il en tire une certitude: "Il sera impossible de dépasser dans la partie vieille ville, mais il faudra bien se placer" à la sortie en vue de l'interminable ligne droite (2 km, NDLR) qui ramène vers l'arrivée.

Le souffle de Hamilton sur la nuque de Rosberg

Au championnat, Lewis Hamilton est revenu à seulement neuf points de son coéquipier Nico Rosberg, qui semblait survolé le début de saison. Après ses quatre victoires initiales, l'Allemand n'est plus monté sur le moindre podium depuis trois courses. La semaine dernière, à Montréal, il a raté la 4e place sur un freinage non-maîtrisé. "Je ne compte pas les points. Je veux gagner les courses, c'est tout!" annonce-t-il. "Je n'aurais jamais pensé pouvoir revenir à la lutte pour le titre aussi tôt", a reconnu de son côté le Britannique. "J'ai encore démontré (à Montréal) que j'étais plus déterminé que jamais", a-t-il prévenu. Mais attention aux Ferrari, dont les nouveaux turbos ont fait des merveilles à Montréal.

Thierry Tazé-Bernard @thierrytaze