Alonso : "Une joie énorme"

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L'Espagnol Fernando Alonso a qualifié son succès pour Ferrari, dimanche, à Monza, au Grand Prix d'Italie de Formule 1 comme "l'une des victoires les plus saisissantes de (sa) vie".

Après la pole position, la victoire pour votre premier GP d'Italie chez Ferrari. Comment vous sentez-vous ?
"C'est une joie énorme, comparable seulement à l'émotion que j'ai ressentie en l'emportant à Barcelone en 2006. Vaincre ici, c'est comme gagner ton GP national, avec des milliers de personnes qui t'encouragent, une grande mosaïque, avec une grande banderole au milieu. C'est une des victoires les plus saisissantes de ma vie. Il faut la savourer, en profiter, et remercier l'équipe pour cet arrêt aux stands fantastique, qui nous a permis de dépasser Jenson (Button), qui réalisait une course splendide."

Cette joie débordante du public dépasse-t-elle vos espérances ?
"Je n'ai jamais pensé que ce serait si bon. Mon intégration chez Ferrari a été exceptionnelle. L'accueil de toute l'équipe, de tous ses membres, tous les fans italiens a été bien meilleur que ce dont je rêvais. J'ai parfois été sur le podium à Monza avec tous ces gens qui soutenaient Ferrari. Alors me retrouver sur la plus haute marche du podium avec tous les fans portant leur drapeau en bas a été une très belle sensation pour moi et un vrai choc, positif bien sûr !"

Vous avez déjà gagné à Monza en 2007 avec McLaren. Qu'y a-t-il de différent entre ces deux victoires ?
"En 2007, on n'a pas dit de jolies choses sur nous quand nous avons franchi la ligne d'arrivée car nous étions rivaux: McLaren se battait avec Ferrari pour le Championnat. Donc gagner n'était pas la meilleure chose pour eux (les fans, NDLR). Alors que là, je me suis senti pris dans cette ambiance, avec l'hymne italien et le public."

Pour en revenir à la course, que vous êtes-vous dit quand Button vous a dépassé dès la première chicane ?
"Le début de course a été un moment difficile, très stressant. Mon départ était bon. Je n'ai rien senti de mauvais dedans. Mais celui de Button était bien meilleur. J'ai essayé de défendre ma position, mais ce n'était pas possible. (...) Ensuite, vers le 2e ou 3e tour, mon ingénieur de course m'a dit qu'Hamilton était sorti et à ce moment, Webber était 9e. J'ai alors réalisé que je devais avant tout finir cette course, pour le Championnat. Même si être premier est quelque chose de spécial à Monza."

Quid de votre stratégie d'arrêt aux stands par rapport à celle du Britannique ?
"Nous avions deux possibilités. Un tour avant lui ou un tour après lui, suivant ce qu'il faisait. Quand nous l'avons vu rentrer, nous savions que nous n'avions qu'un tour (pour reprendre la tête de course) parce qu'ensuite, ses pneus allaient être plus rapides. J'ai donc poussé à 100%. Et j'ai vraiment bien senti l'arrêt aux stands. Je me suis arrêté, le feu est passé au vert. Je n'avais même pas encore mis la première. J'ai été surpris de voir combien c'était rapide. C'est le bon travail des mécaniciens qui m'a permis de dépasser, qui a fait ma course."

AFP