Fernando Alonso - Vettel
Fernando Alonso, devancé par Sebastian Vettel en Corée. Ce fut aussi le cas en Inde... | AFP - PHILIPPE LOPEZ

Alonso a-t-il les armes pour contrer Vettel ?

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Sur le circuit de Yas Marina, Fernando Alonso (Ferrari) devra parvenir à stopper l'hégémonie de Sebastian Vettel (Red Bull) vainqueur des quatre dernières courses et leader du championnat. Mais au volant d'une monoplace inférieure à la RB8, l'Espagnol peut-il vraiment rivaliser ? A trois manches du terme du championnat, il accuse 13 points de retard sur l'Allemand.

L'Allemand Sebastian Vettel (Red Bull), leader du championnat du monde, a signé le meilleur temps de la 2e séance d'essais libres. Vettel a bouclé son meilleur tour en 1 min 41 sec 751/1000, soit une seconde et demie de mieux que le Britannique Lewis Hamilton (McLaren) lors de la 1re séance. Hamilton, champion du monde 2008 et futur pilote Mercedes, a été le seul à s'approcher de Vettel, à 168 millièmes. Son coéquipier et compatriote, Jenson Button, dans l'autre McLaren, a réussi le 3e temps de cette séance, devant l'autre Red Bull de l'Australien  Mark Webber, 4e, suivi de près par les deux Lotus du Français Romain Grosjean et du Finlandais Kimi Räikkönen.

Vettel-Alonso. Alonso-Vettel. Alors que l'exercice 2012 de Formule 1 ne compte plus que trois manches à disputer, la fin de saison risque fort de ressembler à un mano à mano entre les pilotes Red Bull et Ferrari. Les deux hommes, double champion du monde, ne sont séparés que de 13 points (240 contre 227) alors qu'il en reste encore un maximum de 75 à obtenir. Pourtant, c'est quasiment un gouffre que devra combler Fernando Alonso tant les armes qu'il a à sa disposition paraissent moindres que celles de son adversaire.

Cela fait en effet quatre grands prix que le pilote de la firme autrichienne impose sa suprématie sur le paddock. A Singapour, au Japon, en Corée et en Inde, la monoplace dessinée par Adrian Newey s'est montrée intraitable. 100 points de glanés sur les 100 en jeu et la perspective d'un troisième titre consécutif pour "Baby Schumi" se précise de plus en plus.

Alonso : "Nous aurons des améliorations à Abu Dhabi"

Pendant ce temps là, l'Espagnol se démène bec et ongles pour limiter la casse. Mais son glissement au classement parait inéluctable. Alonso n'a plus gagné de course depuis le GP d'Allemagne en juillet. Trois mois de disette qu'il a compensés en s'invitant le plus souvent possible sur le podium. Des résultats très performants mais qui ne permettent pas de mettre un terme à la remontée de Vettel. A tel point que l'on peut se demander ce que l'originaire des Asturies pourrait faire de plus pour reprendre l'ascendant. Si la solution ne saute pas forcément aux yeux, le champion du monde 2005 et 2006, ne baisse pas pour autant les bras : «Il reste encore 75 points (trois victoires) à récolter, c'est beaucoup. Je suis toujours optimiste même si nous savons tous très bien que nous devons améliorer nos performances, particulièrement le samedi».

Lui qui a déjà laissé le titre lui filer sous le nez en 2010 lors de la dernière manche du championnat, semble cette fois espérer que son salut viendra d'une amélioration technique sur sa voiture. «Nous aurons déjà des améliorations à Abu Dhabi, a-t-il annoncé. Espérons que cela nous permettra de faire un pas en avant car il sera important de réduire notre déficit de points là-bas». Mais réduire leur déficit ne suffira pas, il faudrait réaliser un bond en avant spectaculaire pour espérer battre la paire Vettel-Webber à la régulière. La Scuderia en est-elle capable ?

Et la concurrence dans tout ça ? Pour elle, les enjeux sont moins importants en cette fin de saison. Le titre constructeur est quasiment acquis pour Red Bull, qui compte 91 points d'avance sur Ferrari. Reste les envies de briller à titre personnel. Ce sera notamment le cas de Lewis Hamilton, vainqueur ici la saison dernière, et qui attaque ses trois dernières courses avec McLaren. Et que dire de Michael Schumacher, qui attaque son jubilé avant de prendre sa (nouvelle) retraite dans quelques mois ? L'envie de briller une dernière fois avec Mercedes pourrait également lui donner des ailes.