Alonso Fernando (Ferrari)
Alonso Fernando (Ferrari) | AFP - VALERY HACHE

Alonso sonne la révolte… trop tard ?

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Fernando Alonso a réussi un exploit : priver Red Bull d’une victoire quasiment acquise. Le « Petit prince des Asturies », comme le surnomment ses admirateurs en Espagne, a parallèlement fait d’une pierre deux coups en imposant la Scuderia comme un potentiel concurrent pour le titre et en relançant le suspens dans un championnat essoufflé de longue date. Même s’il accuse un retard de 92 points, le champion du monde 2005 et 2006 a peut-être les armes pour revenir...

Un mauvais arrêt aux stands, et c’est la septième victoire de la saison de Sebastian Vettel qui s’est envolée. Le champion du monde allemand a bien cru pouvoir parachever son cavalier seul par un nouveau succès avant de voir ses chances disparaitre. La faute à un écrou mal vissé, lui faisant perdre de précieuses secondes lors de son dernier arrêt. Pourtant, l’erreur des mécaniciens de Red Bull ne doit pas dévaloriser le formidable succès de Fernando Alonso. La troisième victoire, seulement, d’une « non Red Bull » cette année. Au volant de sa Ferrari, il a rivalisé tout le weekend avec la RB7 afin de décrocher la 27e victoire de sa carrière. D’abord en se plaçant à 117 millièmes de la pole position, puis en réalisant le meilleur tour en course, enfin : en s’imposant à Silverstone, sur un tracé jugé peu propice à sa monoplace rutilante. « Nous avions assurément mis une croix rouge sur cette course, reconnait l’ancien pilote Renault et McLaren. Nous savions que ce ne serait pas un GP facile pour nous, les caractéristiques des virages et le revêtement n'ayant jamais été notre point fort. Nous savions que Silverstone, comme Barcelone, serait compliqué pour nous. » Et pourtant… Le coup de pouce que lui a offert le destin est une juste récompense pour ce formidable attaquant qui vient de signer une victoire et deux deuxièmes places lors des quatre dernières manches de championnat.

Alonso : « Chaque course comme la dernière »

Troisième au classement des pilotes, avec 92 points de retard sur Sebastian Vettel (soit quasiment 4 victoires) la tâche parait impossible. Mais souvenons-nous… L’année dernière, à la même période calendaire, le fougueux espagnol avait sonné la révolte, alors que Mark Webber dominait le championnat. Peu d’observateurs croyaient possible le retour de la marque au cheval cabré avant une remonté sensationnelle lors du second acte de la saison. Alonso, pour sa première saison chez Ferrari, avait échoué lors de la dernière course, la faute à une mauvaise stratégie de course.

Une fois n’est pas coutume, c’est au mois de juillet que l’Ibère lance son contre-la-montre. Mais à dix courses du terme du championnat, il se fait peu d’illusion pour un possible titre. « Nous savons que l'écart est trop énorme avec Sebastian (Vettel). D'autant qu'il finit à chaque fois 1er ou 2e. Nous devons juste apprécier chaque week-end. Essayer de gagner à chaque fois, être agressif au départ, lors des arrêts aux stands. Nous devons faire comme si chaque course était la dernière. Il n'y a pas de temps pour penser à autre chose." Pas le temps c’est vrai, la 10e manche de la saison débute le 24 juillet, à Hockenheim. L’année dernière, il s’y était imposé, devant Felipe Massa. Le début d’une superbe remontée. Bis repetita ?