Alonso ne digère pas

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Lésé par la manœuvre de Lewis Hamilton lors du grand prix d'Europe à Séville, Fernando Alonso regrette que la sanction de la FIA n'ait pas été plus forte envers le pilote britannique. Sanctionné d'un simple "drive through" pour avoir doublé la voiture de sécurité lors de sa sortie des stands, le pilote McLaren a terminé la course deuxième tandis que son adversaire ibère, respectueux du règlement, a dû se contenter de la 8e place. De quoi être amer...

Alonso : "Je devais finir cette course 2e"

Le champion du monde 2005, 2006 était déjà connu pour sa fougue au volant. Il a démontré dimanche que son tempérament de gagneur s'appliquait également en dehors de la piste. Ayant le sentiment d'avoir été spolié par la déçision  C'est dommage, pas pour nous parce que c'est la course, mais pour tous les fans qui sont venus ici pour voir une course manipulée, s'est indigné Alonso. Nous étions bien, en 3e position, après un bon départ. Ensuite, la voiture de sécurité est entrée en piste, ce qui n'était pas bon pour nous. Hamilton l'a dépassée, ce que je n'avais jamais vu faire, dépasser une voiture médicale sous drapeaux jaunes", a-t-il décrit. Nous étions à un mètre l'un de l'autre. Au final, il termine 2e et moi 9e, a regretté le double champion du monde. "Je devais finir cette course 2e. Après la voiture de sécurité, j'aurais terminé où j'ai terminé, à la 9e place, mais Hamilton aurait dû être 8e. Mais ici, quand tu fais les choses normalement, en respectant les règles, tu finis 9e, alors qu'on laisse quelqu'un qui ne les a pas respectées finir 2e".

Stefano Domenicali, le directeur sportif de la Scuderia Ferrari, se montre plus raisonnable. "On avait toutes les cartes en main pour faire un bon résultat, et au final, nous nous retrouvons avec encore moins de points qu'à notre pire course, il y a un mois en Turquie", a déploré l'Italien. J'ai une grande aigreur et insatisfaction. Il n'y a que nous qui avons été pénalisés lourdement."

Hamilton : "Je pensais que c'était OK."

Du côté du champion britannique, on se fait plus naïf. "J'essayais de raccourcir l'écart avec +Seb+ (Vettel, le vainqueur). Mais quand je suis arrivé au virage 1, j'ai soudainement vu la voiture de sécurité, donc, j'ai ralenti. (...) Je pensais que c'était OK." Et d'ajouter : "Quand l'écurie m'a dit que j'avais écopé d'une pénalité, j'ai poussé autant que je pouvais pour accroître mon écart sur les gars de derrière. Ensuite, j'ai pris ma pénalité. C'est long de rouler à 60 km/h dans les stands, a-t-il commenté. Je suis ressorti 2e. Je ne vois pas ce qu'il y a d'injuste. C'est la course, et ce sont les règles. Nous devons tous les accepter", a lancé le Britannique.

Forcément, au sortir d'une telle course, le discours des deux écuries impliquées était radicalement opposé. "Hamilton a payé sa pénalité sans la payer", a soufflé Domenicali, quand Martin Whitmarsh, le directeur de McLaren, a au contraire qualifié la punition de son pilote de "décision assez discutable" et "frustrante".