Alonso Fernando (Ferrari)
Alonso Fernando (Ferrari) | AFP - VALERY HACHE

Alonso annonce la couleur

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Le double champion du monde, Fernando Alonso (Ferrari) a signé le meilleur temps de la séance d'essais libres 2 jeudi apreès-midi à Monte-Carlo. Le pilote au cheval cabré devance Lewis Hamilton (McLaren) de 105 centièmes et Nico Rosberg (Mercedes) de 2 dixièmes. Sbastian Vettel (Red Bull), plus rapide lors des essais en matinée, a rétrogradé à la cinquième place. Bien entendu, ces résultats ne sont qu'indicatifs, les quantités d'essence embarquées étant inconnues.

Les écuries rivalisent d'ingéniosité et d'argent pour séduire leurs sponsors. Red Bull ne dispose-t-il pas d'une petite piscine dans son espace d'hospitalité, construit sur l'eau du port ? Pendant le week-end de course, les Ferraristes de l'Europe entière convergent en Principauté, sémillants quinquagénaires de jeunettes accompagnés, les fans de mécanique s'amassent le long du circuit. La Formule 1 ne peut nulle part ailleurs se voir d'aussi près qu'à Monaco. Les pilotes ne sont évidemment pas insensibles à un tel environnement. "Ce GP est toujours fascinant pour moi. C'est ma course à domicile, devant ma famille et mes amis. Mon ancienne école est en fait juste à côté du paddock!", s'exclame Nico Rosberg (Mercedes), fils de Keke, champion du monde de F1 en 1982.

"J'adore aussi piloter sur ce circuit. Il faut être très agressif mais également tellement précis. Traverser le tunnel à 280 km/h est toujours une vraie aventure. On est tellement proche des barrières qu'on peut sentir la vitesse à laquelle on va", poursuit l'Allemand, qui a grandi à Monaco, où il vit encore. "C'est un étrange contraste de partir d'un circuit comme Barcelone, qui est rapide, ouvert et fluide et d'arriver quelques jours plus tard à Monaco, qui est la piste la plus lente, la plus étroite et la plus dure" de la saison, commente le Britannique Jenson Button, vainqueur sur le Rocher en 2009. "Dans le premier tour hors des stands, l'accélération paraît incroyable et les barrières bien trop proches, décrit le pilote McLaren. On progresse un peu plus graduellement que sur les autres pistes, mais on se concentre rapidement. C'est une sensation qui reste intense et presque inoubliable."

Dépassements

Monaco, donc, le poids de son histoire, ses à-côtés pimpants et son tracé effrayant. Monaco aussi où, depuis une décennie, les courses sont plus lénifiantes qu'enthousiasmantes. Un défaut que pourraient corriger les changements intervenus en Formule 1 cette saison. "Je suis impatient d'y aller cette année car je pense que nous aurons une course différente des autres années. Entre l'aileron arrière ajustable, le Kers (système de récupération de l'énergie cinétique) et les pneus, le GP va être plus vivant", estime Lewis Hamilton (McLaren). Et le Britannique de désigner "les gommes" comme "le facteur qui contribuera probablement le plus au spectacle". "L'usure des pneus tendres et extra-tendres ne sera pas aussi critique à Monaco qu'en Turquie, mais leurs performances déclinantes devraient donner des opportunités dépassements", observe-t-il.

Cela contribuera-t-il à redistribuer les cartes, et aider une équipe comme Ferrari, tellement à la peine avec les pneus durs à Barcelone que l'Espagnol Fernando Alonso, 5e, a terminé à un tour du trio de tête, composé de l'Allemand Sebastian Vettel (Red Bull, vainqueur) et des McLaren de Lewis Hamilton (2e) et Jenson Button (3e) ? "Barcelone est l'une des pistes qui ne nous conviennent pas. Mais les courses à venir, Monaco, Montréal et Valence (Espagne) nous seront plus favorables", relevait dimanche le patron de la Scuderia, Stefano Domenicali, qui a depuis lors restructuré son trio de direction. Mark Webber, 4e en Espagne, où il était pourtant parti de la pole position, doit être au moins aussi combatif. Avec déjà 51 points de retard sur son coéquipier Vettel au classement des pilotes, l'Australien, vainqueur à Monaco en 2010, doit impérativement récidiver. Il en va de son intérêt propre, comme de celui du Championnat.

Résultats de la 2e séance d'essais libres :      

Fernando Alonso (ESP/Ferrari)                   1:15.123
       (moyenne: 160,058 km/h)
Lewis Hamilton (GBR/McLaren-Mercedes)           1:15.228
       Nico Rosberg (GER/Mercedes)                     1:15.321
       Jenson Button (GBR/McLaren-Mercedes)            1:15.448
       Sebastian Vettel (GER/Red Bull-Renault)         1:15.667
       Felipe Massa (BRA/Ferrari)                      1:15.781
       Michael Schumacher (GER/Mercedes)               1:16.356
       Mark Webber (AUS/Red Bull-Renault)              1:16.642
       Adrian Sutil (GER/Force India-Mercedes)         1:17.101
       Nick Heidfeld (GER/Lotus-Renault)               1:17.126
       Vitaly Petrov (RUS/Lotus-Renault)               1:17.337
       Sergio Perez (MEX/Sauber-Ferrari)               1:17.541
       Rubens Barrichello (BRA/Williams-Cosworth)      1:17.570
       Sébastien Buemi (SUI/Toro Rosso-Ferrari)        1:17.581
       Pastor Maldonado (VEN/Williams-Cosworth)        1:17.633
       Kamui Kobayashi (JPN/Sauber-Ferrari)            1:17.706
       Jaime Alguersuari (ESP/Toro Rosso-Ferrari)      1:17.789
       Heikki Kovalainen (FIN/Team Lotus)              1:18.266
       Jarno Trulli (ITA/Team Lotus)                   1:18.490
       Paul di Resta (SCO/Force India-Mercedes)        1:19.053
       Jérôme d'Ambrosio (BEL/Virgin-Cosworth)         1:19.185
       Timo Glock (GER/Virgin-Cosworth)                1:19.338
       Narain Karthikeyan (IND/Hispania-Cosworth)      1:22.066
       Vitantonio Liuzzi (ITA/Hispania-Cosworth)       Pas de temps chronométré