Lewis Hamilton (Mercedes) sur le circuit de Melbourne
Lewis Hamilton (Mercedes) sur le circuit de Melbourne | HOCH ZWEI / DPA

2017, l'année du changement en Formule 1

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2017 marque un nouveau tournant dans l’histoire de la Formule 1. Voici tout ce qu'il faut savoir avant le premier Grand Prix de la saison à Melbourne dimanche.

  • Tout ce qui change : les voitures, les pneus, les chronos

Tout ce qui change : les voitures, les pneus, les chronos

Face à la domination sans partage de Mercedes depuis trois saisons et la lente agonie de la discipline qui peine à remplir les circuits et rassembler les téléspectateurs, la FIA et les nouveaux patrons de la F1, les Américains de Liberty Media, ont effectué une série de bouleversements. Tout a été bousculé : l’aérodynamisme, les pneus, les moteurs. De l’avis de tous, ces F1 new-look ont fière allure. La modification de l’aileron avant en forme de flèche et l’abaissement de l’aileron arrière sont passés par là mais ce qui impressionne le plus, c’est bien l’augmentation de la taille des pneus, 25 % plus gros que les précédents. Le résultat se voit aussi sur les chronos avec des temps inférieurs aux records enregistrés jusque-là. Vendredi lors de la 2e séance d’essais libres, Lewis Hamilton a déjà battu le record en course du circuit de l'Albert Park, à Melbourne, établi par l'Allemand Michael Schumacher au volant d'une Ferrari en 2004 (1:24.125). Inférieur aussi au temps de sa pole position l'an dernier (1:23.837). Les ingénieurs annoncent même que sur certains tracés, le gain sera de 5 secondes. Visuellement, le spectacle sera donc au rendez-vous. Et pour introduire un peu plus de suspense, le règlement a interdit les systèmes d’embrayage assisté qui facilitait le départ des monoplaces.

VIDEO : L'année du changement

  • Ce qui ne change pas : la domination de Mercedes

Ce qui ne change pas : la domination de Mercedes

Ok, la F1 va aller plus vite mais aura-t-on plus de suspense et de dépassements ? Si le haut de la pyramide du sport automobile est avant tout une vitrine technologique, l’absence de suspense est un frein à son rayonnement. La vraie question est donc de savoir si la concurrence s’est rapprochée de Mercedes. Avec la fin de la « glaciation » des moteurs, on pouvait espérer un nivèlement des performances grâce aux investissements des motoristes comme Renault et Honda. Le coup d’envoi du week-end de Melbourne n’a pas vraiment été dans ce sens. « Après ce que nous avons vu aujourd'hui, Lewis (Hamilton) est le favori ultime, a résumé le patron de Red Bull, Christian Horner. Il l'était déjà en arrivant ici et tout ce qu'il s'est passé aujourd'hui le souligne. » Le départ du champion du monde en titre Nico Rosberg va également manquer car à défaut de bagarre inter-écuries, la lutte intra-Mercedes avait animé la saison 2016. Car malgré toutes ses qualités, on imagine mal son remplaçant Valtteri Bottas prendre le dessus sur son coéquipier trois étoiles. Tous les espoirs reposent donc sur un retour au tout premier plan de Ferrari avec Sebastian Vettel et Red Bull avec le bouillant Max Verstappen.

VIDEO : Max la menace

  • Ils voudraient du changement : McLaren-Honda, Renault

Ils voudraient du changement : McLaren-Honda, Renault

Honda et Renault ont écrit beaucoup des belles pages de la Formule 1. Les voir patauger dans le ventre mou démontre à quel point rien n’est acquis à ceux qui ont escaladé les plus hauts sommets. Si prometteuse sur le papier, l’association du constructeur japonais avec McLaren comme à la fin des années 1980 au moment des duels Prost-Senna tourne au fiasco. Après un léger mieux la saison dernière, Honda s’est retrouvé confronté cet hiver à une cascade de problèmes sur son groupe propulseur. Avec 425 tours cumulés pour Fernando Alonso et Stoffel Vandoorne, les feux sont passés à l’orange depuis bien longtemps et le torchon brûle entre McLaren et son motoriste. Des rumeurs font même état de tractations entre l’écurie et Mercedes pour un changement de moteur dès cette année. C’est peu probable mais il faut s’attendre à une nouvelle année de transition pour les Nippons qui ont peut-être le tort de s’enfermer dans leurs bureaux d’étude à tenter de maîtriser une technologie hybride qui n’est pas dans leur culture. Renault aimerait de son côté monter en puissance et revenir dans le Top 5. Le recrutement de Nico Hülkenberg participe de cette remise en route de l’équipe vers les sommets. Dans les baquets pas de « French Touch », Romain Grosjean (Haas) et Esteban Ocon (Force India) seront sous pavillon étranger.

VIDEO : Gros plan sur Esteban Ocon

Le cale​ndrier de la saison 2017

24-26 mars: GP d'Australie (Albert Park, Melbourne)
7-9 avril: Grand Prix de Chine (circuit de Shanghai)
14-16 avril: Grand Prix de Bahreïn (circuit de Sakhir)
28-30 avril: Grand Prix de Russie (autodrome de Sotchi)
12-14 mai: Grand Prix d'Espagne (circuit de Catalogne)
26-28 mai: Grand Prix de Monaco
9-11 juin: Grand Prix du Canada (circuit Gilles-Villeneuve, Montréal)
23-25 juin: Grand Prix d'Azerbaïdjan (circuit de Bakou)
7-9 juillet: Grand Prix d'Autriche (Red Bull Ring, Spielberg)
14-16 juillet: Grand Prix de Grande-Bretagne (circuit de Silverstone)
28-30 juillet: Grand Prix de Hongrie (Hungaroring, Budapest)
25-27 août: Grand Prix de Belgique (circuit de Spa-Francorchamps)
1-3 septembre: Grand Prix d'Italie (autodrome de Monza)
15-17 septembre: Grand Prix de Singapour (circuit de Marina Bay)
29 septembre-1er octobre: Grand Prix de Malaisie (circuit de Sepang)
6-8 octobre: Grand Prix du Japon (circuit de Suzuka)
20-22 octobre: Grand Prix des Etats-Unis (circuit des Amériques, Austin)
27-29 octobre: Grand Prix du Mexique (circuit des Frères Rodriguez, Mexico)
10-12 novembre: Grand Prix du Brésil (circuit d'Interlagos, Sao Paulo)
24-26 novembre: Grand Prix d'Abou Dhabi (circuit de Yas Marina)

Les 10 derniers c​hampions du monde (pilotes et constructeurs)

Pilotes:
2016: Nico Rosberg (GER/Mercedes)
2015: Lewis Hamilton (GBR/Mercedes)
2014: Lewis Hamilton (GBR/Mercedes)
2013: Sebastian Vettel (GER/Red Bull-Renault)
2012: Sebastian Vettel (GER/Red Bull-Renault)
2011: Sebastian Vettel (GER/Red Bull-Renault)
2010: Sebastian Vettel (GER/Red Bull-Renault)
2009: Jenson Button (GBR/Brawn GP)
2008: Lewis Hamilton (GBR/McLaren-Mercedes)
2007: Kimi Räikkönen (FIN/Ferrari)

Constructeurs:
2016: Mercedes-AMG (Lewis Hamilton et Nico Rosberg)
2015: Mercedes-AMG (Lewis Hamilton et Nico Rosberg)
2014: Mercedes-AMG (Lewis Hamilton et Nico Rosberg)
2013: Red Bull Racing (Sebastian Vettel et Mark Webber), moteur Renault
2012: Red Bull Racing (Sebastian Vettel et Mark Webber), moteur Renault
2011: Red Bull Racing (Sebastian Vettel et Mark Webber), moteur Renault
2010: Red Bull Racing (Sebastian Vettel et Mark Webber), moteur Renault
2009: Brawn GP (Jenson Button et Rubens Barrichello), moteur Mercedes
2008: Ferrari (Kimi Räikkönen et Felipe Massa)
2007: Ferrari (Kimi Räikkönen et Felipe Massa)

Xavier Richard @littletwitman