Toyota Fuji WEC 2016
Toyota triomphe sur ses terres au Mont-Fuji | CLEMENT MARIN / DPPI

WEC : Toyota se console avec une victoire à domicile

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Quatre mois après le cauchemar des 24 Heures du Mans où il avait perdu la course dans le dernier tour, Toyota s'est un peu consolé en remportant dimanche les 6 Heures de Fuji, 7e manche du championnat du monde d'endurance (WEC). L'écurie japonaise a tremblé jusqu'au bout mais Kamui Kobayashi sur la N.6 a tenu bon les rènes devant l'Audi N.8 de Loïc Duval, 2e à 1"439, et la Porsche N.1, 3e à 16". Grâce à ce succès, Sarrazin-Conway-Kobayashi reviennent à moins d'une victoire des leaders du WEC Dumas-Lieb-Jani.

Visages impassibles. Dans le stand Toyota, on ne montre rien du stress qui les ronge. Le traumatisme du Mans est encore bien présent dans les mémoires et ne s'effacera probablement jamais. De six secondes, l'avance de Kamui Kobayashi a fondu en quelques tours pour passer sous la seconde. La menace de l'Audi de Loïc Duval ramène les Japonais quatre mois plus tôt quand Kobayashi, qui avait course gagnée dans la Sarthe, s'arrêtait devant son stand sur un problème de turbo et offrait les 24 Heures sur un plateau à Porsche. A Fuji, pas de casse mécanique mais une gestion du trafic moins efficace que le pilote Audi, toujours incisif. Sous pression, Kobayashi tenait bon dans les dépassements des voitures plus lentes et libérait enfin Toyota d'un gros poids.

Toyota retrouve le sourire, la Porsche N.2 tremble

Gagner à domicile ne remplacera pas Le Mans mais ce premier succès de la saison en WEC va faire du bien et remobiliser l'équipe pour 2017. Toyota met également fin à la série victorieuse de Porsche qui courait depuis quatre courses. Mark Webber, qui prendra sa retraite en fin de saison, obtient un nouveau podium avec Hartley et Bernhard sur la N.1. En revanche, l'équipage de la N.2 n'arrive plus à prendre de gros points. Depuis Le Mans, Dumas-Lieb-Jani ont accumulé les 4es places (3). 5e au Japon, ils voient leur avance fondre au championnat. A deux courses de la fin, ils n'ont plus que 23 pts d'avance sur l'équipage de la Toyota N.6 et 28,5 pts sur ceux de l'Audi N.8.

Suspense à tous les étages

Comme souvent dans ce championnat, le suspense a été entier et a concerné plusieurs catégories. En LMP2, la victoire s'est jouée à trois tours de la fin entre la Ligier du G-Drive Racing et l'Oreca du RGR Sport by Morand. La bataille entre Will Stevens et Bruno Senna a tenu le public en haleine jusqu'au dépassement ultime du Britannique. Alpine, pilotes comme constructeur, a de son côté préservé l'essentiel avec sa 3e place. Ford a lui ouvert son compteur en LM GTE-Pro avec un doublé pour la N.67 et la N.66 devant la Ferrari N.51 d'AF Corse. Enfin, en GTE-Am, l'Aston Martin N.98 s'est imposée avec brio.

Xavier Richard @littletwitman