Fernando Alonso
L'équipe de Fernando Alonso. | FLORENT GOODEN / DPPI Media / DPPI

Six Heures de Spa-Francorchamps : Alonso déjà vainqueur

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L'Espagnol Fernando Alonso, privé de victoire en Formule 1 depuis 2013, a retrouvé le goût du succès dès sa première course dans le Championnat du monde d'endurance (WEC), en remportant samedi les Six Heures de Spa-Francorchamps dans une Toyota TS050 Hybrid. 

 "Ca faisait longtemps que je n'étais pas monté sur un podium, je l'avais dit avant à tous les gars de l'équipe. Et là on fait 1-2 en qualifications et en course, donc je suis très content", a réagi un Fernando Alonso ravi, après avoir eu l'honneur, dans son dernier relais, de passer sous le drapeau à damier. 

Au volant de la Toyota N.8, qu'il partageait avec le Japonais Kazuki Nakajima et le Suisse Sébastien Buemi, Alonso a finalement devancé de 1 sec 444/1000 la seconde Toyota (N.7), remontée depuis la dernière place après être partie des stands, sa pole position ayant été effacée. La troisième place de cette première manche de la "super saison" 2018-2019 revient finalement à la Rebellion N.3 du Français Thomas Laurent, du Suisse Mathias Beche et de l'Américain Gustavo Menezes, à deux tours, suite à la disqualification de leur voiture soeur.

Après la course, une infraction à la réglementation technique a en effet été constatée sur la Rebellion N.1 partagée par le Suisse Neel Jani, le Brésilien Bruno Senna et l'Allemand André Lotterer, qui avait passé la ligne en troisième position. Alonso et ses coéquipiers s'étaient élancés depuis la pole suite au déclassement pour "déclaration incorrecte de son débit d'essence" de Toyota N.7 pilotée par le Japonais Kamui Kobayashi, le Britannique Mike Conway et l'Argentin José Maria Lopez, qui avait réalisé le meilleur chrono des qualifications.

Triple couronne ?

A défaut de conquérir un troisième titre en F1, le "Taureau des Asturies" entend prouver qu'il figure toujours parmi les tout meilleurs pilotes au monde en devenant le deuxième à remporter la Triple Couronne du sport automobile (après Graham Hill dans les années 1960-70).

Déjà vainqueur du Grand Prix de Monaco de F1 en 2006 et 2007, il lui faut désormais conquérir le Mans et les 500 Miles d'Indianapolis, qu'il a courus une première fois l'année dernière (abandon sur casse moteur à 21 tours de l'arrivée, alors qu'il avait mené une partie de la course).

L'opportunité en endurance est à ne pas manquer : après les retraits successifs d'Audi fin 2016 et de Porsche fin 2017, c'est la voie royale qui s'ouvre à Toyota, unique constructeur engagé cette saison dans la catégorie reine, le LMP1, face à huit 'protos' privés non-hybrides qui n'étaient pas en position de rivaliser sur le tracé belge.

Alonso, qui doit disputer 26 courses en 36 semaines cette année, vise le titre mondial en endurance et un retour dans le top 10 en F1. Après quatre manches courues dans la catégorie-reine du sport automobile, au volant d'une McLaren désormais motorisée par Renault (qui a remplacé Honda), il pointe à la sixième place du classement pilotes.

L'Espagnol s'était déjà offert une première expérience en endurance, fin janvier, lors des 24 Heures de Daytona (38e). Il espère ajouter au plus vite à son palmarès les 24 Heures du Mans, 2e manche du WEC 2018-2019. Ce sera les 16 et 17 juin dans la Sarthe, soit juste entre le GP du Canada à Montréal et le GP de France au Castellet.

AFP

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