Kamui Kobayashi dans sa Toyota n°7 24h du Mans 2017
Le pilote japonais Kamui Kobayashi dans sa Toyota n°7 lors des essais qualificatifs pour les 24h du Mans 2017. | JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Double ration de 24 heures du Mans pour le WEC

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En pleine refonte de son calendrier et de ses règlements pour répondre à l'exode des constructeurs, le championnat du monde d'endurance (WEC) fait sa mue. Une longue saison de transition se met en place pour la période 2018-2019 avec en point d'orgue les 24 Heures du Mans qui seront deux fois au calendrier. Les 12 Heures de Sebring font elles leur grand retour. Côté réglementation, l'ACO et la FIA mettent l'accent sur la réduction des coûts.

L’appel aux constructeurs est lancé. Pour que Toyota reste et que d’autres le rejoignent. Même si la catégorie LM GTE fait toujours recette Porsche, Ferrari, Aston Martin, Ford, Corvette et désormais BMW, le WEC a besoin d’une vitrine bien garnie. Avec les retraits successifs d’Audi puis Porsche, le LMP1 est entré dans une période très critique. Les instances dirigeantes de l’endurance, l’ACO et la FIA, ont réagi en aménageant calendrier et règlement. « Le contexte récent nous a conduit à revoir sensiblement notre copie en matière de règlement pour les deux saisons à venir, a indiqué Pierre Fillon, Président de l’Automobile Club de l’Ouest. Conscients des réalités et responsables, nous avons apporté quelques modifications techniques de façon à assurer une grille LMP1 pour 2018-2019, et pas seulement pour faire le nombre. »


Pour donner une chance à chaque concurrent, P1 hybride et non hybride seront quasiment sur un pied d’égalité. Ces dernières bénéficient déjà de certains avantages aérodynamiques. Elles auront également un coup de pouce via un ajustement de l’allocation de carburant. Il ne restera aux hybrides que leur meilleure autonomie pour faire la différence. Le but de ce règlement est de favoriser l’arrivée de nouveaux concurrents qui, à moindre frais et sans grande complexité technologique, pourrait se battre pour la victoire. On n’imagine pas forcément des grands constructeurs se lancer dans cette voie. En revanche, quelques artisans et bonnes équipes du LMP2 pourraient être tentés de monter en P1. C’est également dans ce sens que le WEC a mis en place une équivalence pour les moteurs turbo et atmosphériques. Il suffirait alors d’adapter un châssis P2 pour faire le grand saut.

La réduction des coûts passent aussi par la diminution des manches du championnat. Pour cette longue saison de transition, huit épreuves seraient au calendrier. Dans ce copieux menu, le retour des 12 Heures de Sebring, deux fois Spa et deux fois Le Mans, la classique mancelle servant de clôture les 15-16 juin 2019. La balle est dans le camp des constructeurs.

Calendrier 2018-2019 du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA

6-7 Avril 2018: Prologue, circuit Paul Ricard (FRA)
6 Mai 2018: 6 Heures de Spa-Francorchamps (BEL)
16-17 Juin 2018: 24 Heures du Mans (FRA)
19 août 2018: 6 Heures de Silverstone (GBR)
21 Octobre 2018: 6 Heures de Fuji (JAP)
18 Novembre 2018: 6 Heures de Shanghai (CHN)
16-17 Mars 2019: 12 Heures de Sebring (USA)
4 Mai 2019 WEC 6 Heures de Spa-Francorchamps (BEL)
15-16 Juin 2019: 24 Heures du Mans (FRA)

Xavier Richard @littletwitman