Indianapolis Speedway
Le circuit d'Indianapolis | Chris Graythen / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

500 miles d'Indianapolis : Un mythe toujours jeune

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Les 500 miles d'Indianapolis, dont la 100e édition aura lieu dimanche, perpétuent leur légende en mélangeant histoire et grand spectacle.

  • Le poids de l’histoire

Le poids de l’histoire

Tous les monuments ont leurs traditions. Depuis 1911, date de sa première édition, les 500 miles d’Indianapolis bornent leur grand rush par ces petits rituels dont les fans se délectent. De l’ « opening day » à l’arrivée, tout un cérémonial se met en place. Parmi les plus marquants on trouve le fameux « ladies (si des femmes sont engagées) and gentlemen, start your engines » qu’une personnalité ordonne à la meute juste après l’hymne américain. La tradition veut également que le vainqueur remonte la « victory lane » pour rejoindre son équipe et déguste une bonne bouteille de lait. Allergique au lactose s’abstenir car la prise du breuvage remonte à 1936 et perdure encore de nos jours. Seul Emerson Fittipaldi a osé remplacer le lait par un jus d’orange de sa plantation au Brésil. La promotion du nectar était restée en travers de beaucoup de monde. Celui qui a la chance de s’imposer a son visage gravé sur l’imposant Borg-Warner Trophy.

  • Un circuit mythique

Un circuit mythique

En économie on a coutume de dire que la rareté fait la valeur. En limitant exclusivement son circuit aux seules 500 miles, le circuit international d’Indianapolis a créé les conditions d’une course mythique dans un cadre unique. Ce n’est qu’à la fin du siècle dernier, en 1994, que la Nascar a eu le droit de poser ses roues sur le brickyard de 2,5 miles (4,023 kilomètres). Avec son tracé rectangulaire, ses quatre virages inclinés à 9°12 et son revêtement fait de briques, « l’ovale » a séduit les constructeurs du monde entier avant de devenir une épreuve n’intéressant que les Américains. S’il ne reste qu’un yard visible du célèbre banking (sur la ligne de départ), les briques ont fait la légende du speedway de 1909 à 1936. Les virages ont été les premiers à être recouverts d’asphalte (1937) puis tout le circuit a suivi l’année suivante sauf dans ligne droite des stands. Ce n’est que 1961 que le bitume a recouvert la totalité de l’ovale. Ce qui caractérise le circuit, ce sont les très hautes vitesses atteintes par les monoplaces. Arie Luyendyk en détient les principaux records, notamment celui du tour le plus rapide à 385,052 km/h de moyenne (1996

  • Une vieille tradition française 

Une vieille tradition française 

Ça fait près de 100 ans mais l’histoire des 500 miles d’Indianapolis a eu son chapitre bleu-blanc-rouge. Trois Français apparaissent au palmarès de la course tandis que Peugeot a rugi par deux fois (1913 et 1916) et Delage une fois (1914). Jules Goux (1913), René Thomas (1914) et Gaston Chevrolet (1920), trois pionniers qui attendent toujours un successeur à leur exploit sur le brickyard. Toujours quatrième au palmarès des nations, la France pourrait prendre un peu d’air sur le Canada, les Pays-Bas et la Colombie si Simon Pagenaud avait la bonne idée de s’imposer dimanche lors de la 100e édition.

  • Les dix derniers podiums​

Les dix derniers podiums​

2015: 1. Juan Pablo Montoya (COL), 2. Will Power (AUS), 3. Charlie Kimball (USA)
2014: 1. Ryan Hunter-Reay (USA), 2. Helio Castroneves (BRA), 3. Marco Andretti (USA)
2013: 1. Tony Kanaan (BRA), 2. Carlos Munoz (COL), 3. Ryan Hunter-Reay (USA)
2012: 1. Dario Franchitti (GBR), 2. Scott Dixon (NZL), 3. Tony Kanaan (BRA)
2011: 1. Dan Wheldon (GBR), 2. JR Hildebrand (USA), 3. Graham Rahal (USA)
2010: 1. Dario Franchitti (GBR), 2. Dan Wheldon (GBR), 3. Marco Andretti (USA)
2009: 1. Helio Castroneves (BRA), Dan Wheldon (GBR), 3. Danica Patrick (USA)
2008: 1. Scott Dixon (NZL), 2. Vitor Meira (BRA), 3. Marco Andretti (USA)
2007: 1. Dario Franchitti (GBR), 2. Scott Dixon (NZL), 3. Helio Castroneves (BRA)
2006: 1. Sam Hornish Jr. (USA), 2. Marco Andretti (USA), 3. Michael Andretti (USA)

Xavier Richard @littletwitman