La Rebellion N.1 à son stand au Mans
La Rebellion N.1 à son stand au Mans en 2019 | Xavi Bonilla / DPPI

WEC : Rebellion arrête le sport auto après les 24 heures du Mans et plante Peugeot

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Coup de tonnerre dans le monde de l'endurance ! Après 13 années de présence sur les circuits et de lutte face à des constructeurs de renom, Rebellion Racing ferme le rideau. Le team suisse a créé la surprise en annonçant ce midi l'arrêt de son engagement à l'issue des prochaines 24 Heures du Mans (13-14 juin), terme de la SuperSaison 2019-2020 du championnat du monde (WEC). La surprise est d'autant plus grande pour Peugeot qui avait noué un partenariat avec Rebellion pour son grand retour dans la discipline.

Rebellion quitte l'endurance avec deux trophées dans son armoire (6 heures de Silverstone 2018, 4 Heures de Shanghai 2019) et un podium au Mans en 2018. "En tant que team privé, nous sommes fiers d’avoir écrit une page du sport automobile, a indiqué Calim Boudhadra, CEO de Rebellion Corporation. Je suis persuadé de la réussite future du challenge de la marque Peugeot en WEC, que je regrette de ne pas être en mesure d’accompagner. ”

L'encre sur les bans étaient à peine sèche. Sur le papier, le mariage entre Rebellion et le Lion avait tout pour séduire. Une Hypercar à l'horizon 2022 et peut-être enfin la première marche du podium au Mans pour le team suisse qui devait se charger de l'exploitation en course. Mais voilà, alors que tout était signé depuis décembre, Rebellion a changé ses plans et retiré ses billes. Une surprise pour son futur ex-partenaire.

"C'était inattendu, mais nous enregistrons l'information, a réagi Jean-Marc Finot, directeur de PSA Motorsport, dans les colonnes d'Autohebdo.fr. Nous continuons à avancer avec un dispositif plus resserré. Peugeot Sport reprend la maîtrise d'oeuvre totale du programme, sachant que l'exploitation et le sportif étaient censés être sous maîtrise d'oeuvre Rebellion."

Peugeot devra donc s'occuper de gérer l'exploitation de ses autos en course, sauf à trouver une nouvelle structure capable de faire briller le Lion en WEC. Ce couac n'a pour le moment rien changé à l'orientation du constructeur français qui vise la catégorie Hypercar (comme Toyota). Toutefois, un autre mariage, celui entre la FIA, l'ACO et l'IMSA, a mis la pagaille dans les boards de tout bord.

Nombreux sont ceux qui lorgnent désormais sur un proto LMDh, seul apte à rouler en WEC (sur tous les continents) et en IMSA (très majoritairement aux USA), et au coût très inférieur à la catégorie Hypercar. Si la balance des performances met les deux types d'auto sur un pied d'égalité, pourquoi charger un budget qui ne garantit aucun succès... Jean-Marc Finot le reconnaît et n'a pas fermé la porte au LMDh.