BR1 Engineering n°11 SMP Racing
La BR1 Engineering n°11 du team russe SMP Racing a repris la 3e place aux dépens de la Rebellion n°3. | Fred TANNEAU / AFP

Le point à 9h : Toyota vole vers le doublé, Rebellion pénalisé et dépassé par SMP Racing

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Trois heures après le levé du soleil, il est temps pour nous de faire un nouveau point sur la situation de cette 87e édition des 24h du Mans. Si Toyota file tranquillement vers un nouveau doublé avec la TS050 n°7 en tête et la n°8 juste derrière, Rebellion Racing, avec sa n°3, n'a pas réussi à tenir sa place sur le podium. Une pénalité de trois minutes et une tête à queue de Gustavo Menezes ont alors permis à SMP Racing, avec la BR1 Engineering n°11, de repasser devant.

De notre envoyé spécial Quentin Ramelet

La nuit est passée, le jour est levé. Une nouvelle course a donc commencé sur le célèbre circuit de la Sarthe et une fois n'est pas coutume, le soleil a souri aux uns, et a puni les autres. Du côté de Toyota, c'est toujours le calme plat. Aucune casse et aucune prise de risque : la TS050 n°7 du trio Conway-Kobasyashi-Lopez roule en tête avec un peu moins de deux minutes d'avance sur sa soeur, la n°8 de Buemi-Nakajima-Alonso. Plus rien ne semble empêcher la firme japonaise d'aller décrocher un fabuleux doublé ainsi qu'un premier titre mondial.

La réussite fuit Rebellion, SMP Racing revigoré

Une fois n'est pas coutume, le troisième bolide n'est plus le même que lors du dernier pointage à mi-course. Si la Rebellion n°3 (Laurent-Berthon-Menezes) avait pu profiter du crash de la BR1 Engineering n°17 pour remonter sur le podium provisoire, la chance a tourné en faveur de l'équipage russe, SMP Racing. Son prototype n°11, piloté par Petrov-Aleshin-Vandoorne, a repris la 3e position à plus de quatre tours des Toyota. La faute à une pénalité de trois minutes contre Gustavo Menezes. L'Américain, au volant de la R13 n°3, a d'abord fauté durant l'intervention du Safety Car (ndlr : violation au règlement relatif aux pneumatiques) avant de partir en tête à queue pour une faute de conduite dans les virage Porsche. Les conséquences sont terribles puisque Thomas Laurent et ses compagnons sont désormais relégués à plus de deux tours du SMP Racing.

VIDEO - Comment Rebellion a tout perdu...

G-Drive grimace, Alpine jubile

En LMP2, le suspense a atteint son paroxysme ! Alors que la l'Aurus 01 n°26 semblait bien partie, G-Drive Racing a fait face à son premier coup de théâtre. Pour un problème au niveau du démarreur, le bolide piloté par le trio Rusinov-Van Uitert-Vergne est resté bloqué dans son stand après un basique ravitaillement. Un arrêt qui a souri à l'Alpine n°36 ! Le team français Signatech Alpine Matmut, emmené par Nicolas Lapierre, André Negrao et Pierre Thiriet, a en effet pris les commandes de l'épreuve dans la deuxième catégorie et son prototype compte un peu plus d'un tour d'avance sur son rival. Mais attention, rien n'est joué !

Corvette contrarie Porsche

En GTE pro, Porsche GT Team a été effacé des compteurs - pour l'instant - en tête de la course. Longtemps devant ou à la lutte avec la Ferrari 488 n°51 d'AF Corse, la n°92 du constructeur allemand n'a pas du tout apprécié la neutralisation de la course suite au crash de la Dragonspeed n°31 (LMP2). D'autres petites défaillances ici et là chez Ford, Ferrari et Porsche ont alors fait les affaires de la n°63 (Corvette Racing). La voiture au fameux V8 assourdissant a finalement viré en tête en ce début de matinée et accroît son avance tour après tour sur le team AF Corse. Derrière, c'est toujours du grand n'importe quoi puisque les Porsche (2 véhicules) et les Ford (4) se tiennent en moins de 45 secondes.