e24h du Mans - Jacques Villeneuve : "Je joue à l'ancienne, avec une manette !"

Publié le , modifié le

Auteur·e : Gael Robic
Jacques Villeneuve, le 6 septembre 2019
Jacques Villeneuve, le 6 septembre 2019 | AFP

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Champion du monde de F1, 500 miles d’Indianapolis… Il ne manque que les 24 heures du Mans au palmarès de Jacques Villeneuve. Deuxième en 2008, avec Peugeot, le Canadien n’est pas passé loin de la fameuse "Triple Couronne". Ce week-end, c’est à la tête de sa propre équipe de simracing qu’il vivra les 24h virtuelles. Toujours sans langue de bois…

Ces 24h virtuelles, c’est une belle idée ? 
Jacques Villeneuve :
"C’est une belle épreuve ! C’est du simulateur mais ça reste compliqué : la nuit, la météo, les changements de pilotes… C’est une bonne préparation ! On a eu l’opportunité d’engager une voiture. C’est une chance pour notre pilote issu de notre école de pilotage (le Belge Simon Pilate, 17 ans, demi-finaliste de la Feed Racing, école mise en place par Jacques Villeneuve et Patrick Lemarié l’an dernier)."

Comme Romain Grosjean, vous ne "pilotez" pas mais jouez les teams manager ce weekend…
JV : "Personnellement, je n’avais pas beaucoup de temps pour me préparer. Et puis, je joue avec une manette, à l’ancienne ! (rires) Même si j’adore ce côté simulation, tout ce qui est logiciel, informatique… Je bricolais des programmes quand j’avais 12 ans… Après, faut pas que ça devienne un métier, que ça prenne trop de temps ! "

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Vous suiviez le simracing jusqu’à présent ? 
JV : "Le fait que tout le monde soit à la maison, on a regardé ce qui ce faisait, on a pris position. C’est une bonne école de pilotage. OK, ça reste deux mondes différents, mais l’approche mentale est la même. Seule la notion de risque diffère. Cette année, à l’école, les simracers étaient assez peu nombreux. On espère avoir davantage de profils de ce type à l’avenir."

Demi-finaliste de votre sélection, futur pilote du championnat d’Europe Nascar, et maintenant les 24h virtuelles. C’est une année incroyable pour Simon Pilate…
JV : "Simon Pilate a montré une grande marge de progression. Il avait très peu d’expérience en karting. Il a connu chez nous une évolution intéressante, avec une nette amélioration. Il nous donne beaucoup d’espoir dans son évolution vers une possible carrière. Des pilotes rapides, il en existe beaucoup. Mais des pilotes avec le bon mental, c’est beaucoup plus rare ! Il reste encore beaucoup de chemin à faire, mais il a la bonne attitude. Le potentiel est là."

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Vous avez participé deux fois aux 24h, en 2007 (abandon)  et 2008 (2è) avec Peugeot. Des bons souvenirs ? 
JV : "Des bons souvenirs, oui et non. C’était une course fantastique, avec une super voiture et des équipiers au top. En 2008, on finit deuxième, la pire des places. Au Mans, il n’y a qu’une place : la première. Il n’y a que la victoire qui compte. Surtout qu’on a réussi à perdre la course, ce n’est pas une belle deuxième place ! A l’époque je jouais la Triple Couronne (le triplé Monaco F1 ou le titre mondial, les avis divergent !/Indianapolis/24h du Mans. Dans l’histoire, seul Graham Hill est parvenu à le réaliser), c’était important pour moi. C’est d’autant plus frustrant."

Gael Robic gael_robic