Thanou et Kenteris blanchis de parjure

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La justice grecque a finalement blanchi mardi en appel les sprinters grecs Ekaterini Thanou et Costas Kenteris, accusés d'avoir prétexté un accident de moto afin d'éviter un test antidopage juste avant les jeux Olympiques d'Athènes en 2004.

L'épilogue de cette tragi-comédie du sport grec a été donné par une cour d'appel d'Athènes, plus de sept ans après l'affaire, qui avait éclaté à la veille des Jeux de 2004, plongeant dans l'embarras le gotha politique et sportif grec. A l'issue de quatre ans de report sous diverses raisons procédurales, et juste avant la prescription prévue, le tribunal de première instance d'Athènes avait condamné en mai les ex-vedettes olympiques nationales à deux ans et sept mois de prison pour "parjure". Les trois juges de la Cour d'appel ont eux décidé à l'unanimité de lever les charges, invoquant l'absence de preuves, selon une source judiciaire. Ils ont aussi réduit à un an la peine de prison avec sursis de 33 mois imposée à leur entraîneur, Christos Tzekos, pour importation et commerce de produits dopants.

Julien Lamotte