Teddy Tamgho Moscou
Teddy Tamgho est le troisième homme à franchir les 18 mètres. | ADRIAN DENNIS / AFP

Tamgho: "l'objectif final reste les JO"

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Teddy Tamgho a affirmé que son objectif principal reste les Jeux Olympiques de 2016. Le champion du monde du triple saut est toutefois revenu à l'INSEP pour débuter l'entraînement automnal, avec la perspective des Mondiaux en salle de 2014 à Sopot.

Le record du monde en plein air de Jonathan Edwards, c'est un refrain  entendu. Qui vous irrite?
- "Il faut prendre du recul. Mon entraîneur a tellement cherché le record  de la longueur qu'il ne l'a jamais obtenu. Le record du monde, on va le mettre  de côté. J'arrête de faire des pronostics. Je prends les choses comme elles  arrivent. L'objectif final, ce sont les jeux Olympiques en 2016, avec des  étapes intermédiaires comme les +Europe+ en 2014, où il y a un titre à prendre.  Il n'y aura ni Américains ni Cubains. Mais on a l'Italien Daniele Greco, qui a  sauté 17,70 m l'an dernier. Ce sera un gros client. L'or de Moscou m'a apporté  la sérénité. Et je suis désormais plus serein par rapport à la performance".
   
Qu'est-ce qui vous motive encore à l'entraînement ?
- "Le fait de rester sur la faim lors de la saison dernière, après  quasiment deux saisons d'absences, car je me suis seulement concentré sur un  moment précis (les Mondiaux de Moscou). Ça fait que j'ai toujours envie d'aller  encore plus loin et d'essayer d'étoffer le palmarès. Je vais à l'entraînement  avec encore plein d'objectifs. Pour une reprise à base de foncier et de  répétitions, on n'échappe pas aux courbatures. Quand on travaille comme cela,  il faut s'attendre à avoir mal. Je rentre dans le sujet progressivement".
   
Que vous apporte Ivan Pedroso? La tranquillité?
- "Ivan et moi aujourd'hui, hormis l'aspect du travail, on a un certain  lien tous les deux qu'on a créé tout au long de ces trois années. Ce qui  explique le fait qu'il fasse ce genre de concession, c'est-à-dire de venir à  Paris pour moi. C'est une des clés de la réussite. Quand vous discutez  entraînement, vous avez un connaisseur pas seulement dans l'aspect théorique  mais aussi dans l'aspect pratique. Il sait quand m'arrêter, me pousser. Il a  une très bonne lecture de l'entraînement et sur moi-même. Il sait transmettre".