Oscar Pistorius
Oscar Pistorius (à droite) va pouvoir participer aux Mondiaux des valides | AFP - Franck Fife

Pistorius valide sa place

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Oscar Pistorius, la grande vedette des Paralympiques, a décroché mardi soir son ticket pour le 400 m de Daegu fin août, où le Sud-africain, amputé des deux jambes bébé, sera le premier athlète handisport à courir avec les valides dans un Championnat du monde. Le tout sur fond de polémique.

"C'est un sentiment un peu surréel d'avoir le temps de qualification A en poche en vue des jeux Olympiques l'année prochaine", a posté dans la foulée sur Twitter "Blade Runner". "Je ne peux pas dormir, je suis trop content. Je souris comme un idiot en permanence !", a-t-il poursuivi, remerciant son entraîneur, et tout le monde pour le soutien qu'il a reçu. Lors de la réunion d'athlétisme à Lignano Sabbiadoro, en Italie, Pistorius a bouclé le tour de piste en 45 sec 07, pulvérisant son record personnel de plus d'une demi-seconde. Un temps qui lui aurait permis de finir cinquième aux jeux Olympiques de Pékin en 2008 et quatrième aux Championnats du monde 2009.

A 24 ans, le quadruple champion paralympique est en passe de réaliser son rêve: figurer aux Mondiaux et aux jeux Olympiques sur la ligne de départ aux côtés des meilleurs spécialistes de la planète. L'athlète qui court à l'aide de prothèses en forme de pattes de félin est né sans péroné à cause d'une maladie congénitale, amputé sous les genoux à l'âge de 11 mois. Après avoir accumulé des succès dans des compétitions handisport, le Sud-Africain s'est retrouvé sans le vouloir au centre d'une controverse, dès lors qu'il a commencé à être invité dans des épreuves phares d'athlétisme avec les valides.

Début 2008, la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), se basant sur les conclusions d'un rapport commandé à un expert allemand, lui interdit dans un premier temps de participer à des compétitions sous son règlement, au prétexte que le Sud-africain tirait avantage de ses prothèses en fibre de carbone. Mais au printemps suivant, Oscar Pistorius obtenait gain de cause en mai 2008 devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui infirma la décision de la fédération internationale. Malgré le feu vert juridique, l'athlète n'est pas parvenu jusqu'alors à participer à un grand rendez-vous de valides, faute d'avoir réussi sur la piste les minima requis. C'est chose faite depuis mardi.

AFP