Le nouveau champion du monde du marathon, Ghebreselassie
L'Erythréen Ghebreselassie vainqueur du marathon | AFP - FRANCK FIFE

Les premières vibrations du Nid d'oiseau pour l'Erythréen Ghebreselassie

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Ce nom est connu de la planète entière, mais il ne s'écrit pas tout à fait de la même manière. Ghirmay Ghebreslassie, à seulement 19 ans, est devenu champion du monde du marathon, devenant le premier athlète titré lors des championnats du monde de Pékin. C'est lui qui a donc fait vibrer, pour la première fois de la semaine, le Nid d'oiseau.

Cela a été la première grande clameur de ces championnats du monde. Dans un Nid d'oiseau déjà bien garni à cette heure matinale, l'Erythréen Ghirmay Ghebreslassie, a reçu l'accueil qu'il méritait en pénétrant dans l'enceinte olympique, pour conclure le marathon en vainqueur après 2h12'27", et ainsi devenir le premier médaillé de cette édition 2015. L'émotion était belle pour ce jeune athlète de 19 ans, qui ne participait là qu'à son troisième marathon. Son nom est presque le patronyme de Hailé Gebreselassie, double champion olympique du 10.000 m. Mais l'Erythréen ne fait qu'ouvrir son palmarès. Et cela se voit. Il semblait un peu perdu une fois la ligne d'arrivée franchie, avec le drapeau de son pays sur les épaules. Pendant la minute d'attente pour voir son dauphin, l'Ethiopien Yemane Tsegay (2h13"07), arriver, il a piétiné dans le virage, allant à droite, à gauche, saluant de temps en temps le public, posant pour les photographes. Il paraissait ne pas trop savoir quelle attitude adopter.

Cette ovation, il ne pensait peut-être pas en bénéficier lorsqu'il était parti, deux heures avant, au départ du marathon, à 7h35, alors que la chaleur était déjà intense. Car il n'imaginait peut-être pas s'imposer, mais surtout, les spectateurs étaient bien peu nombreux. En revanche, derrière les 68 engagés, c'était une véritable marée humaine, puisque les organisateurs avaient mis en place, comme ce qui se fait dans les grands marathons (Boston, New York...), une course ouverte aux amateurs. Tous vêtus de jaune, ils ont montré une image impressionnante de ce pays, fort de plus de 1.3 milliards d'habitants. C'était bien l'une des rares impressions d'engouement populaire dans la ville. Les immenses routes très larges empruntées par les concurrents n'ont pas aidé non plus à attirer du monde et à sentir l'intérêt du public pour cette première épreuve des Mondiaux.

Mais cette course était aussi une affaire de symbole. La marée humaine en était un, et le lieu du départ en étant un autre. Ce n'est pas un hasard s'il était donné depuis Yong Ding Men, l'ancienne porte la plus au sud de la ville de Pékin, celle qui était l'entrée sud de la muraille entourant la ville dans le passé. "C'est le symbole de ce Pékin nouveau", Hua Wang, consultant pour France Télévisions. Cette porte a en effet été reconstruite en 2005, à l'endroit même de l'ancienne (construite en 1553) et qui avait détruite en 1950 afin de permettre la construction des grandes artères qui marquent désormais la géographie de la capitale chinoise.

Vidéo: L'arrivée du marathon