Renaud Lavillenie, aux Mondiaux de Pékin 2015.
Renaud Lavillenie, aux Mondiaux de Pékin 2015. | AFP

Lavillenie après sa médaille de bronze à Pékin : "Je ne suis pas imbattable"

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Médaillé de bronze à Pékin, alors qu'il briguait son premier titre mondial, Renaud Lavillenie a eu la défaite digne. "Il faut savoir l'accepter", a confié le champion olympique de la perche. Même si le Français "ne peut cacher (sa) déception" et son "incompréhension".

Que ressentez-vous après cette nouvelle occasion manquée ?
Renaud Lavillenie : Il y a un peu d'incompréhension, mon échauffement se passe bien, ma première barre est bonne, ça me met en confiance. Même le premier échec à 5,90 m ne m'inquiète pas. Mais je fais quasiment trois fois le même saut, alors que la perche que j'ai choisie est la même que celle que je prends habituellement. Je ne peux pas cacher ma déception.

Quelle est votre explication ? 
R. L. :
Aujourd'hui, je n'ai pas été capable de bien placer ma perche dans le  butoir. Ça ne voulait pas sourire, cela arrive parfois. Après le premier essai à 5,90 m, je décide de mettre plus d'engagement. Mais au deuxième essai, je suis bien  trop prêt de la barre. Alors, pour le troisième essai, je modifie mes marques pour la course d'élan et je passe où je dois être. Mais ça ne passe pas et ça me surprend.

Le fait d'avoir auparavant déjà échoué à conquérir le titre vous a-t-il rendu le concours plus difficile ?
R. L. :
Honnêtement non, ça ne m'a pas trotté dans la tête. J'étais bien dans la tête, je n'ai pas eu de coup de stress ou de pression. Mais la perche, ça ne  s'écrit pas toujours comme on le souhaite, et il faut savoir l'accepter.
   
Quelle conclusion en tirez-vous dans l'optique des JO de Rio, l'an prochain ?
R. L. :
Je ne suis pas imbattable, mais j'essaierai de l'être en année  olympique. En fait, je me retrouve comme en 2011: troisième aux Mondiaux, et j'avais ensuite gagné à Londres. Peut-être que je dois juste attendre une année olympique. Je ne suis pas tout seul dans la discipline. Les gars devant moi ce soir sont bons, et d'autres arrivent. Mais je ressens de la frustration quand je vois qu'ils n'arrivent pas vraiment à tenter de passer six mètres. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.

AFP