Mahiedine Mekhissi-Benabbad
Mahiedine Mekhissi-Benabbad | JOHANNES EISELE / AFP

Mekhissi est victime d'une "cabale", estime Bernard Amsalem

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Mahiédine Mekhissi est victime d'une "cabale", a réagi jeudi le président de la Fédération d'athlétisme (FFA) Bernard Amsalem, alors que le double vice-champion olympique du 3000 m steeple est accusé d'agression physique par un responsable du CREPS de Reims. Une nouvelle affaire qui entache la carrière de ce coureur hors-norme au caractère un peu sanguin.

"C'est l'aboutissement de problèmes récurrents au CREPS depuis trois ans. On leur fait (à Mekhissi et son entraîneur Farouk Madaci) la vie difficile. On a attisé le feu et le feu a pris, c'est une cabale", a déclaré M. Amsalem à l'AFP. Le quotidien L'Equipe a révélé jeudi qu'un responsable du CREPS accuse Mekhissi de l'avoir frappé lundi dernier, entraînant huit jours d'arrêt de travail. Mekhissi lui, explique n'avoir pas donné le moindre coup.

Le plaignant aurait porté plainte et Mekhissi déposé une main-courante pour donner sa version. "Mahiédine est inexcusable car on ne bouscule pas les gens mais en même temps c'est un type fragile, il a un peu perdu son self-contrôle, ce n'est pas excusable mais je comprends qu'au bout de trois ans, la pression monte", souligne le président de la FFA, évoquant des accès fermés à des salles de musculation ou de récupération.

Déjà mise à l'épreuve

"C'est assez surprenant quand même pour un type qui a un des plus beaux palmarès de l'athlétisme français. On lui met des bâtons dans les roues pour s'entraîner alors que le CREPS est fait pour ça. On va faire un mémoire sur tous les incidents et la provocation, c'est une cabale qui fait qu'il est sorti de ses gonds", ajoute M. Amsalem. Interrogé sur d'éventuelles conséquences disciplinaires, Bernard Amsalem indique qu'il ne saisira la commission de discipline de la Fédération qu'en "toute connaissance de cause".

"Pour le moment, un procureur va faire son opinion, je n'ai pas tous ces éléments. J'attends tout ça, je ne suis pas pour une justice expéditive", indique-t-il. Mahiédine Mekhissi est sous le coup d'une mise à l'épreuve de trois ans, à la suite de la bagarre qu'il l'avait opposé à Medhi Baala en juillet 2011. "Si on s'appuie sur les faits et qu'il n'a pas tapé, ce n'est pas de la bagarre, ça ne mérite pas du tout une levée de la suspension. Mais c'est la commission de discipline qui jugera éventuellement des faits", explique-t-il.

AFP