manifestation athlètes kenyans Nairobi 11 2015
Manifestation devant la Fédération kényane d'athlétisme à Nairobi | SIMON MAINA / AFP

Manifestation d'athlètes kenyans contre la corruption

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Une soixantaine d'athlètes kényans ont pénétré lundi à Nairobi dans les bureaux de leur fédération d'athlétisme pour demander le licenciement des officiels accusés de corruption et un examen approfondi des allégations de dopage. "La corruption a été active dans cette fédération. Et les officiels n'ont pas pris au sérieux le problème de dopage", a affirmé aux journalistes Julius Ndegwa, le secrétaire de l'Association des athlètes professionnels du Kenya, à l'origine de cette action de protestation. "Nous demandons le renvoi immédiat des officiels et que des actions soient engagées contre eux", a-t-il ajouté.

Pancartes en main et slogans en bouche, les athlètes sont arrivés à l'aube  dans les bureaux de la fédération kényane à Nairobi et s'y sont barricadés  avant que les premiers officiels n'arrivent au travail. "Nous ne quitterons les lieux qu'après prise en compte de nos demandes", a  fait savoir le secrétaire de l'association des athlètes. Pour l'heure, la  fédération n'a pas réagi officiellement à cette action.

La semaine dernière, un article paru dans le journal britannique "Sunday  Times" révélait que le vice-président de la fédération, David Okeyo, faisait  partie des trois Kényans accusés d'avoir détourné 700.000  dollars (650.000 euros) d'un contrat de partenariat entre la Fédération kényane  et Nike.

Selon l'article du Sunday Times, Okeyo ainsi que le président de la  fédération, Isaiah Kiplagat et son ancien trésorier, Joseph Kinyua, ont été  entendus par la police à ce sujet. Okeyo, qui est aussi membre du conseil de la  fédération internationale (IAAF), a démenti ces accusations mais l'IAAF a saisi  sa commission d'éthique pour qu'elle examine son cas.

Le Kenya est également ébranlé par une série de scandales de dopage. Depuis  2012, une trentaine d'athlètes kényans ont été suspendus et cinq ont été bannis  après avoir été contrôlés positif.

AFP