Athlé dopage
Un tiers des athlètes des Mondiaux 2011 se seraient dopés, selon une étude réalisée par des chercheurs allemands | BERND THISSEN/EFE/Newscom/MaxPPP

L'IAAF aurait bloqué la publication d'une étude sur le dopage

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Le Sunday Times accuse la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) d'avoir étouffé une étude sur le dopage, laquelle indique qu'un tiers des athlètes présents aux Mondiaux de 2011 ont violé la réglementation antidopage.

Le Sunday Times a remis ça. Après avoir prouvé, plus tôt en août, que 800 athlètes testés entre 2001 et 2012 présentent des valeurs sanguines "au moins suspectes", l'hebdomadaire britannique pointe à nouveau du doigt la Fédération internationale d'athlétisme, l'accusant ce dimanche d'avoir bloqué la publication d'une étude sur le dopage. Cette dernière, réalisée par des chercheurs de l'université de Tuebinger (Allemagne), montrerait que 29% à 34% des 1800 participants au Mondiaux de 2011 avaient eu recours à des méthodes prohibées pour améliorer leurs performances. 

L'équipe de chercheurs, financée par l'AMA (Agence mondiale antidopage) pour ces travaux, assure aujourd'hui que l'IAAF a tout fait pour empêcher la publication de ces résultats et enterrer l'étude. "Je pense qu'ils sont parties prenantes avec l'AMA et qu'ils bloquent tout", a déclaré au Sunday Times l'auteur principal des travaux, Rolf Ulrich. La Fédération n'a à ce jour pas levé son veto sur la diffusion de l'étude, qui s'achève sur ces mots : "Ces découvertes démontrent que le dopage est extrêmement répandu parmi les athlètes de haut niveau, et reste largement incontrôlé en dépit des dispositifs actuels de tests biologiques".