Renaud Lavillenie portrait 2010
Renaud Lavillenie | AFP - Boris Horvat

Lavillenie : "C'est de très bon augure"

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"Ça fait du bien, le travail qui paye", a déclaré Renaud Lavillenie , qui attendait depuis 2009 un titre de champion du monde, après avoir remporté samedi la médaille d'or du saut à la perche lors des Mondiaux d'athlétisme en salle à Istanbul avec un saut à 5,95 m. Pour le Français, les JO de Londres se présentent bien...

Comment vous sentez vous après ce titre mondial?
Renaud Lavillenie : "Ca fait du bien. On sait tous où j'étais il y a trois mois. Plein de choses se sont passées, il y a un concours qui ne s'est pas déroulé forcément comme je le souhaitais, avec des petites erreurs sur les premières barres. Mais j'ai réussi à montrer que j'avais énormément appris, à mettre tout en pratique et j'ai tenu le cap jusqu'au bout. (...) La médaille a de l'importance mais c'est plus la manière qui m'importe parce que j'ai su redresser la barre au bon moment et ça c'est quelque chose d'important. Ca fait depuis 2009 que j'attends d'être champion du monde, même si c'est en salle c'est quand même un titre de champion du monde. Ca fait du bien le travail qui paye."

Rassuré après votre fracture de la main gauche?
R.L: "C'est quelque chose qui m'a marqué de ne pas travailler pendant sept semaines à trois mois des championnats (du monde), forcément ça marque un athlète. Et là c'est quand même 5,95 m, c'est quand même ma quatrième performance de tous les temps. (...) J'ai réussi à imposer mon style et à rester confiant quoiqu'il arrive. C'est quelque chose de très important pour mois surtout à cinq mois des jeux (Olympiques)."

C'est de bon augure avant les jeux Olympiques cet été?
R.L: "C'est de très bon augure, mais il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Ce n'est pas parce que je suis champion du monde ici que dans cinq mois je vais être champion olympique. Il y a de la concurrence, et tout le monde n'était pas là."

AFP