Lamine Diack
L'ancien président de l'IAAF, Lamine Diack | REUTERS - THOMAS PETER

Lamine Diack de nouveau mis en examen

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L'ex-patron de l'athlétisme mondial, Lamine Diack, a été de nouveau mis en examen pour corruption, rapporte une source proche de l'enquête. Le Sénégalais est soupçonné d'avoir reçu de l'argent pour fermer les yeux sur des cas de dopage, notamment d'athlètes russes. Les juges le suspectent aussi d'avoir remis en espèces, en plusieurs fois, la somme de 140.000 euros à Gabriel Dollé, le médecin qui était en charge de la lutte antidopage à l'IAAF jusqu'à fin 2014. L'homme aujourd'hui âgé de 82 ans nie avoir remis ces fonds au médecin.

Ce sont ces soupçons qui valent au Sénégalais cette nouvelle mise en  examen, qui lui a été signifiée lundi matin au pôle financier du tribunal de  grande instance de Paris où il était arrivé avec ses avocats vers 09H30, avait  constaté un journaliste de l'AFP. Il avait déjà été mis en examen début novembre pour corruption passive et  blanchiment aggravé. Gabriel Dollé et un conseiller juridique de Lamine Diack,  Habib Cissé, ont également été mis en examen. ollicité par l'AFP, l'avocat de Lamine Diack, Me Daouda Diop, n'a pas  donné suite. Un autre de ses conseils, Me Alexandre Varaut, s'est refusé à tout  commentaire. Le 9 novembre, dans un rapport, l'Agence mondiale antidopage (AMA) avait  accusé la Russie de Vladimir Poutine d'avoir mis sur pied un système de dopage  organisé dans l'athlétisme.

La Russie a dans la foulée été suspendue par l'IAAF et pourrait donc être  bannie des épreuves d'athlétisme des jeux Olympiques de Rio, dans huit mois. Le scandale a suscité des remous au Sénégal, après que Le Monde a révélé la  semaine dernière des extraits des déclarations de Lamine Diack en garde à vue  début novembre. L'octogénaire avait expliqué que la Russie, via le président d'alors de sa  fédération d'athlétisme, Valentin Balakhnichev, également trésorier de l'IAAF,  avait apporté une contribution d'1,5 million d'euros. Cette somme aurait été "distribuée à des associations et des sphères  d'influence" pour contribuer à éviter une réélection à un troisième mandat  d'Abdoulaye Wade à la présidentielle de 2012, selon ses déclarations

AFP