Richard McLaren, Richard W. Pound et Guenter Younger
Fin 2015, Richard McLaren (ici avec Richard Pound et Guenter Younger) membre de la Commission indépendante de l'Agence mondiale antidopage | AFP - FABRICE COFFRINI

L'AMA prédit un deuxième séïsme dans l'athlétisme pour le 14 janvier prochain

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L'Agence mondiale antidopage (AMA) publiera jeudi 14 janvier la deuxième partie de son rapport sur le dopage en athlétisme, a-t-elle indiqué dans un communiqué. "Quand nous rendrons publiques ces informations, il y aura un effet de sidération. Je pense que les gens se demanderont comment cela a pu être possible. C'est une trahison complète de ce que les gens en charge du sport devraient faire", a d'ores et déjà averti Dick Pound, président de la commission, dans la presse britannique.

"La commission présidée par Richard (Dick) Pound présentera ses conclusions concernant des résultats de tests sanguins provenant d'une base de données de  l'IAAF (Fédération internationale d'athlétisme) ayant fait l'objet d'une fuite  et des manoeuvres qui pourraient être contraires au Code de nature criminelle",  écrit l'instance. Cette deuxième partie du rapport sera publiée sur le site internet de  l'Agence, au moment où une conférence de presse sera organisée à Munich, à 15h00, en présence des responsables de la commission d'enquête.

La 2e partie du rapport dévoilera les conclusions de la commission à la  suite d'un documentaire de la chaîne allemande ARD -en collaboration avec le  Sunday Times anglais- qui a alimenté la chronique la semaine précédant les  Mondiaux d'athlétisme de Pékin, en août dernier. Le Kénya était au centre des interrogations et l'enquête arguait par ailleurs qu'au moins un athlète sur six médaillé aux JO ou Mondiaux (hors sprint) avait eu recours au dopage, entre 2001 et 2012, se basant sur les  résultats de 12.000 tests sanguins pratiqués sur 5000 athlètes durant cette  période.

En novembre dernier, la première partie du rapport avait créé un véritable séïsme dans le monde de l'athlétisme, mettant en cause particulièrement la Russie, sa Fédération mais aussi les pouvoirs politiques et l'agence russe antidopage. Cela avait abouti à la mise au ban des athlètes russes de toutes compétitions officielles, à quelques mois des Jeux Olympiques de Rio, mais aussi au départ des dirigeants de l'agence russe antidopage et son démantèlement.

AFP