Athlé dopage
Un tiers des athlètes des Mondiaux 2011 se seraient dopés, selon une étude réalisée par des chercheurs allemands | BERND THISSEN/EFE/Newscom/MaxPPP

La Russie ne fait pas appel de sa suspension

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La Fédération russe d'athlétisme (ARAF), accusée de dopage organisé, ne fait pas appel de sa suspension, renonçant à être auditionnée comme le règlement de la Fédération internationale (IAAF) l'y autorisait, annonce l'IAAF dans un communiqué. En renonçant à cette audition, l'ARAF accepte de facto que son éventuelle réintroduction dans le giron athlétique dépende de l'avis de la commission d'inspection mandatée par l'IAAF et qui se mettra au travail dans les prochaines semaines.

L'annonce intervient alors que le conseil de l'IAAF, le gouvernement de  l'instance, est physiquement réuni à Monaco pour la première fois depuis que le  scandale mêlant corruption et dopage a été révélé par une commission d'enquête  indépendante mandatée de l'Agence mondiale antidopage (AMA), le 9 novembre.

"Le conseil de l'IAAF a été informé aujourd'hui qu'une confirmation écrite  a été reçue, émanant de l'ARAF, acceptant la pleine suspension sans demander à  être auditionnée (...) L'ARAF confirme qu'elle accepte que son rétablissement  par le conseil en tant que membre de l'IAAF interviendra à la suite des  recommandations de la commission d'inspection qui décidera si les critères ont  été remplis". 

Le 13 novembre, le conseil de l'IAAF - réuni en urgence en audioconférence  - avait choisi de suspendre provisoirement la Russie, ouvrant la voie à une  possible absence des athlètes russes aux prochains jeux Olympiques de Rio, dans  neuf mois. La Russie est accusée par l'AMA de dopage organisé, à travers un système  qui implique également des responsables de l'IAAF, accusés d'avoir couvert des  cas de dopage moyennant finances.

AFP