Ophélie Claude-Boxberger, lors des derniers Mondiaux à Doha
Ophélie Claude-Boxberger, lors des derniers Mondiaux à Doha | AFP

Dopage: Ophélie Claude-Boxberger, un coup d'épée dans l'eau au Conseil d'Etat ?

Publié le

Ce vendredi matin, Ophélie Claude-Boxberger passait devant le Conseil d'Etat, après l'avoir saisi en référé fin décembre au sujet de sa suspension provisoire pour dopage. Absente, l'athlète, qui conteste le fait qu'il y ait eu une procédure contradictoire, était représentée par son avocat, au cours d'une audience qui n'a pas duré 1h. Appelée à juger sur la forme, mais pas sur le fond, l'institution devrait rendre son jugement en début de semaine prochaine.

Suspendue provisoirement par l'AFLD depuis le 4 novembre dernier après un contrôle positif à l'EPO datant du 18 septembre, Ophélie Claude-Boxberger désire que le Conseil d'Etat lève sa suspension provisoire. C'est pour cela qu'elle l'a saisi en référé le 20 décembre dernier. L'audition a eu lieu ce vendredi matin à Paris. Elle na pas duré plus d'une heure. La championne de France du 3000m steeple n'était pas présente à l'audience.

à voir aussi Dopage : Ophélie Claude-Boxberger demande la levée de sa suspension au Conseil d'Etat Dopage : Ophélie Claude-Boxberger demande la levée de sa suspension au Conseil d'Etat

Elle espérait sans nul doute que sa plainte contre X, pour atteinte à l'intégrité physique par administration de substances nuisibles, déposée le 17 décembre dernier lui aurait permis d'avoir enfin accès à son dossier. Mais cette plainte n'a pas encore été versée au dossier, ce qui ne lui a pas permis d'avoir accès aux auditions réalisées dans le cadre de cette affaire, et notamment à celles de son beau-père, Alain Flaccus, qui y aurait reconnu l'avoir dopée à son insu pendant qu'elle s'était assoupie.

à voir aussi Dopage : Ophélie Claude-Boxberger contrôlée positive à l'EPO Dopage : Ophélie Claude-Boxberger contrôlée positive à l'EPO

Du coup, son action en référé pourrait bien ne pas servir à grand-chose. Car l'urgence de ce référé, demandé plus d'un mois après la notification de sa suspension provisoire (5 novembre), ne semble pas évident, et comme elle a été entendue par l'Agence française antidopage (AFLD) et que le fait que quelqu'un d'autre l'ait dopée à son insu ne remet pas en cause son contrôle positif. Sur la forme tout du moins. Reste qu'après deux gardes à vue, une enquête préliminaire ouverte dès le mois d'octobre, une information judiciaire ouverte et un juge d'instruction nommé, aucune mise en examen n'a été, pour l'instant, prononcée.

Le sujet de Tout le Sport du 8 décembre