Dopage : abandon des poursuites contre la Bahreïnie Salwa Eid Naser, championne du monde du 400 m

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Auteur·e : AFP
Salwa Eid Naser
La Bahreïnie Salwa Eid Naser et championne du monde du 400 m en titre. | Xu Suhui / XINHUA / Xinhua via AFP

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La Bahreïnie Salwa Eid Naser, championne du monde du 400 m en titre, a été blanchie par le tribunal disciplinaire de World athletics, a annoncé ce mardi l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU).

La Bahreïnie Salwa Eid Naser, championne du monde du 400 m en titre et suspendue provisoirement depuis juin pour manquements à ses obligations de localisation antidopage, a été blanchie par le tribunal disciplinaire de World athletics, annonce l'Unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU) mardi. L'un des manquements à ses obligations de localisation antidopage reprochés par l'AIU a été annulé par le tribunal, qui abandonne donc les charges contre l'athlète de 22 ans, qui risquait deux ans de suspension.

22 ans et déjà des records

Salwa Eid Naser (22 ans), déjà vice-championne du monde en 2017, était rentrée dans l'histoire en 2019 à Doha (Qatar) en réalisant le 3e meilleur chrono de tous les temps sur le tour de piste (48 sec 14). La Nigériane d'origine, qui a pris la nationalité de son père en 2014, avait devancé la favorite bahaméenne Shaunae Miller-Uibo (48 sec 37) avec une vitesse pas vue depuis 34 ans et le record du monde de l'Allemande de l'Est Marita Koch en 1985 (47 sec 60).

Salwa Eid Naser connait une progression fulgurante depuis les Jeux olympiques de Rio en 2016 (éliminée en demi-finales à 18 ans) avec un gain de près d'une seconde par saison. Les sportifs de très haut niveau sont soumis à de scrupuleuses obligations de localisation (adresse, stages, entraînements, compétitions), devant en plus renseigner chaque jour un créneau d'une heure et un lieu afin de pouvoir être testé de façon inopinée.

Invalidation d'un manquement

Trois manquements à ces obligations (un contrôle manqué, le "no show", ou des renseignements imprécis) en moins d'un an sont passibles de deux ans de suspension. L'AIU reprochait quatre manquements à Salwa Eid Naser : une erreur de renseignement (datée du 1er janvier 2019) et trois contrôles manqués les 12 mars 2019, 12 avril 2019 et 24 janvier 2020. Le tribunal a décidé de rejeter le contrôle manqué d'avril 2019. Les trois manquements restant s'étalent ainsi sur plus d'un an, rendant une sanction impossible. L'AIU indique avoir 30 jours pour faire éventuellement appel de cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

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