Renaud Lavillenie
Renaud Lavillenie s'est rassuré à Clermont | DON EMMERT / AFP

Lavillenie toujours au-dessus, la belle perf de Pierre-Ambroise Bosse

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Renaud Lavillenie a remporté jeudi, avec un saut de 5,73 m, le concours de la perche de la réunion de Stockholm, comptant pour la Ligue de diamant. Dans des conditions difficiles (froid et pluie), le Français a encore une fois parfaitement géré son concours.

Les Français ont tenu leur rang, à commencer par le perchiste Renaud Lavillenie, encore vainqueur, lors de la réunion de Stockholm à l'enseigne du mauvais temps jeudi soir. A défaut de décoller en ce début de saison (5,83 m comme plus haut), à cause de la météo exécrable qui sévit en Europe, le Français s'est rapproché d'un 7e trophée en autant d'éditions de la Ligue de diamant, tout en confirmant sa domination sur ses principaux rivaux. Entré comme d'habitude dans le concours à 5,65 m, le Clermontois n'a passé cette barre qu'à son 3e et dernier essai. Lavillenie a ensuite effacé 5,73 m à la 2e tentative, suffisant pour devancer le jeune Canadien Shawn Barber (5,65 m), champion du monde 2015 en plein air, le seul titre qui manque au Français.

En clôture du meeting, Pierre-Ambroise Bosse est parti à l'assaut du 800 m. Dans la ligne opposée,il a attaqué le Kényan David Rudisha, champion olympique et du monde, également détenteur de la marque planétaire sur l'épreuve. S'il a pris la mesure du roi du double tour de piste, seulement 4e, et savouré sa revanche sur le champion d'Europe polonais Adam Kszczot (3e), Bosse a dû s'incliner finalement face au finish d'un autre Kényan, Ferguson Cheruiyot Rotich. La discobole lyonnaise Mélina Robert-Michon a également pris la 2e place, en améliorant sa meilleure performance saisonnière avec un jet à 64,96 m au 5e essai. 

Mission impossible

Les intentions de record du monde se sont noyés dans la froidure et le crachin. La Bahreïnie d'origine kényane Ruth Jebet, sur la foi de ses récents 8 min 59 sec 97 à Eugene, un chrono qui en a fait la deuxième femme sous les neuf minutes au 3000 steeple, avait espéré. Elle a lancé un lièvre sur la piste du record du monde (8:58.81) de la Russe Gulnara Galkina, en finale des JO de Pékin 2008. La pacemaker kényane Caroline Tuignong, après un passage prometteur au 1er km (2:58.07), a rapidement abandonné Jebet à ses 19 ans. La jeune femme, qui a pris à 16 ans la nationalité du Bahrein pour sortir sa famille de la misère, a quand même signé un chrono de valeur (9:08.37). "Je voulais vraiment améliorer mon chrono mais la météo ne l'a pas permis. Il y a vraiment du vent par endroits", a remarqué Jebet. La Serbe Ivana Spanovic, vice-championne du monde en salle il y a trois mois, s'est extirpée de l'humidité pour remporter, avec un remarquable 6,90 m, un concours de la longueur de niveau olympique. "C'était un peu dur ce soir, la 3e compétition de suite où il faisait vraiment froid. Et il fallait jouer avec le vent qui n'était pas bon (favorable)", a expliqué Spanovic.

Ethiopiens en stock

Et l'armada éthiopienne du 5000 m a surgi du ciel bas pour s'expliquer au sprint, un scénario déjà vu à Oslo il y a une semaine. Cette fois c'était le tour d'Ibrahim Jeilan, absent en Norvège, de l'emporter, en 13 min 03 sec 22, devant cinq compatriotes. Soutenus par une centaine de supporters résidant en Scandinavie, les coureurs des hauts-plateaux sont en répétition en vue de Rio. "Nous avons commencé tôt la préparation pour battre (le Britannique) Moh Farah (champion olympique 2012 des 10.000 et 5000 m, NDLR). Je pense que nous sommes prêts. Nous courrons en équipe à Rio", a insisté le vainqueur.

Avec AFP

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