Lamine Diack
Lamine Diack | AFP - JEWEL SAMAD

Diack défend son sport contre la rumeur

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Lamine Diack, président de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), a jugé "ridicules" les remarques et sous-entendus de l'Agence mondiale antidopage (AMA) visant les Jamaïcains et les Kenyans. "Je lis sans cesse dans la presse des choses sur la Jamaïque, le Kenya... L'AMA fait des remarques. (...) Ces pays sont les plus contrôlés au monde. Tout cela est ridicule", a déclaré Lamine Dick samedi à Monaco lors de la désignation des "athlètes de l'année 2013".

Les experts de l'AMA "sont allés en Jamaïque et qu'ont-ils trouvés? Rien!",  a-t-il ajouté. Fin octobre, l'AMA a mené un audit de deux jours dans l'île caribéenne sur  l'action de la JEFCO, l'Agence jamaïcaine de lutte contre le dopage, après des  dysfonctionnements soulevés par une de ses anciennes directrices Anne Shirley. Celle-ci avait notamment raconté dans la presse comment, faute de personnel  et de moyens, aucun contrôle hors compétition n'avait été pratiqué dans les  trois mois précédant les jeux Olympiques de Londres en 2012. 

"Nous faisons de notre mieux"

Un haut responsable jamaïcain de la lutte antidopage, le Dr Paul Wright,  avait également mis en cause les efforts de son pays, estimant que les cas  avérés de dopage en 2013 n'étaient que "la partie émergée de l'iceberg". Sept sportifs jamaïcains ont été testés positif cette année, dont Asafa  Powell, l'ancien détenteur du record du monde du 100 m, et Veronica  Campbell-Brown, double championne olympique du 200 m (2004 et 2008). 

"Ils ont trouvé et suspendu certains athlètes, ce qui est une bonne chose.  Nous faisons de notre mieux dans l'athlétisme. Vous entendez rarement parler  d'une suspension de quatre ans dans le football, mais ils ont aussi des  problèmes de dopage", a défendu Diack. Lors de la saison écoulée, 17 Kényans ont aussi été contrôlés positif.

AFP