Doha 2019 : les Françaises manquent la finale du saut en longueur

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Auteur·e : Hugo Monier
Eloyse Lesueur-Aymonin
Eloyse Lesueur-Aymonin | AFP

Les trois Françaises présentes en séries du saut en longueur ont raté la qualification pour la finale. Eloyse Lesueur-Aymonin, Yanis David et Hilary Kpatcha ont été loin de leur meilleur niveau.

La journée continue d'être difficile pour les Bleues ! Comme au 100 mètres haies, aucune Française ne s'est qualifiée pour la finale du saut en longueur. Nos trois représentantes avaient toute déjà sauté au-delà du seuil de qualification, fixé à 6,75 mètres. Et même un saut au-delà de 6,53 mètres leur aurait même suffi pour être dans les 12 premières. Mais elles n'en n'ont pas été capable aujourd'hui. Hilary Kpatcha a bloqué à 6,47 mètres, après avoir mordu son deuxième essai. Yanis David a coincé à un centimètres de moins (6,47 m), et a mordu son troisième essai. La même distance que celle atteinte par son aînée Eloyse Lesueur-Aymonin. 

 

Les sauts des Bleues

David gênée par une blessure

"C'est une grosse déception, a reconnu Yanis David. J'espérais sauter plus loin et bien sûr faire une finale. La saison a été longue." Mais la sauteuse de 21 ans a tenu à rester positive. "Je suis déçu d'aujourd'hui mais pas de ma saison, j'ai fait de super performances, a-t-elle assuré. J'ai donné le meilleur de moi-même et, dans tous les cas, je suis fier de moi." Sa préparation a été perturbée par une blessure au talon, qui l'a suivie jusque à Doha. "Pendant les trois derniers mois, je n'ai pas vraiment pu sauter, a-t-elle expliqué. C'est la première compétition où je retourne, après la talonnade est toujours là. C'est ma dernière compétition donc, même si j'ai mal, je donne tout.

 

Les Bleues restent positives

"Ce n'est pas notre niveau"

"C'est toujours le piège des qualifications, a rappelé Eloyse Lesueur-Aymonin avec toute l'expérience de ses 31 ans. On veut tout donner sur le premier essai mais en même temps on a un peu de retenue parce qu'on a envie de le valider. On est fin de championnat, on a dû tenir longtemps avant de nous exprimer. On est toutes déçues, ce n'est évidemment pas notre niveau. Quand on voit ce qu'il fallait faire pour passer, c'est d'autant plus rageant." Mais malgré cet échec, elle voit le bout du tunnel après des saisons compliquées physiquement. "Je viens de passer cinq années très difficile, c'est ma première saison sans blessure, a-t-elle expliqué. Je venais pour faire bien mieux. Ce n'est pas grave, je vais essayer d'en tirer du positif, je suis encore sur mes deux jambes et je sais que le meilleur reste à venir.

De l'expérience à prendre

De son côté, Hilary Kpatcha découvrait les Championnats du monde. L'occasion d'emmagasiner de l'expérience à un an des Jeux olympiques de Tokyo. "Moi je suis arrivé, ce n'était pas mon objectif de la saison, a-t-elle relativisé. J'ai fait une très belle saison, les Mondiaux c'était un bonus pour prendre l'expérience et revenir plus forte. Je suis forcément déçu mais je savais que je n'avais pas forcément les jambes. La saison a été super longue et je ne suis pas assez expérimentée. Maintenant, je sais.

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