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Athlétisme: "Je n'ai jamais été contrôlé positif et ça n'arrivera jamais" assure Coleman

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Le sprinter américain Christian Coleman, un temps menacé de suspension pour manquement à ses obligations de localisation antidopage, a tenu à s'expliquer mercredi sur ses réseaux sociaux, assurant qu'il était "le plus grand avocat d'un sport propre".

C'est la première fois que Christian Coleman s'exprime depuis que l'USADA, l'Agence antidopage américaine, a retiré les charges et l'a autorisé à disputer les Mondiaux à Doha (27 septembre - 6 octobre). Sur les réseaux sociaux, l'athlète américain bombe le torse et se défend. 

Je suis le plus grand avocat d'un sport propre

"Pour la première et la dernière fois je ne prends littéralement AUCUN complément ni protéine en poudre, a indiqué Coleman sur son compte Instagram. "Je ne prends rien, même qui soit légal, pour améliorer ma récupération (...)Je travaille dur, je bois de l'eau (...) et travaille encore plus dur le lendemain. De cette façon je n'ai jamais été contrôlé positif et ça n'arrivera jamais. (...) Je suis le plus grand avocat d'un sport propre car je connais les sacrifices nécessaires pour atteindre ce niveau de performance", assure encore l'athlète de 23 ans.

Coleman, vice-champion du monde du 100 m en titre, était menacé d'une suspension de deux ans pour trois manquements à ses obligations de localisation antidopage en moins d'un an. Mais le sprinter a bénéficié d'une erreur commise par l'Agence antidopage américaine (Usada) dans la date d'enregistrement de son premier manquement, dû à une localisation imprécise de la part de l'athlète. Les trois "no show" ont donc eu lieu sur plus d'un de douze mois, conduisant Usada à abandonner les charges contre Coleman le 2 septembre. Une décision qui a interpellé le monde de l'athlétisme. L'Américain sera donc bien présent à Doha où il fait figure de favori sur la distance reine du 100 m.

"Je me sens comme une victime" 

Dans une longue vidéo postée en même temps sur Youtube, Coleman en a profité pour régler ses comptes avec Usada. "C'est une honte pour Usada que ce cas ait été rendu public (il a été révélé par le journal britannique Daily Mail), qu'ils demandent aux athlètes de suivre un règlement qu'ils ne comprennent pas eux-mêmes!  (...) Cette organisation est supposée protéger les athlètes, mais je me sens aujourd'hui comme une victime", s'est insurgé le sprinter. "Le directeur d'Usada m'a appelé et m'a dit qu'il voulait s'excuser pour ce qui était arrivé, pour ne pas avoir agi professionnellement (...) mais je pensais que je méritais des excuses publiques. C'est dur de reconstruire une réputation."

Ce qu'il m'est arrivé n'a rien à voir avec le dopage

Dans la vidéo, Coleman détaille ses trois manquements, un contrôle manqué et deux "défauts de localisation", parce qu'il avait selon lui à chaque fois oublié de mettre à jour ses informations de localisation après avoir changé ses plans. "J'ai l'impression que les gens ne se rendent pas compte à quel point c'est facile de manquer un contrôle. Certains ont dit que j'étais un idiot (...) Ce qu'il m'est arrivé n'a rien à voir avec le dopage, c'est de l'administratif. Je suis un être humain je ne suis pas parfait. (...) Cette situation peut m'affecter mentalement", estime-t-il. "J'ai manqué deux compétitions (les meetings de Ligue de diamant de Birmingham et de Zurich en août), je dois aussi avancer avec ma réputation ternie et le stress (...) En tout cas je suis impatient d'être à Doha et de ramener des médailles!", assure-t-il.

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