Jimmy Vicaut championnat de france
Jimmy Vicaut qui s'était imposé un peu plus tôt en demi-finales sous une grosse averse (10 sec 43) a préféré ne pas s'aligner en finale. |

Championnats de France : la pluie gâche la fête

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Des courses et des concours reportés, de faibles chronos sur une piste détrempée... La pluie a fortement perturbé samedi les Championnats de France d'athlétisme à Saint-Étienne, poussant notamment Jimmy Vicaut à déclarer forfait pour la finale du 100 m par précaution.

C'est un véritable déluge qui s'est abattu sur la piste du stade Henri-Lux en milieu d'après-midi, venant chambouler le bel ordonnancement de la compétition. À la chaleur étouffante des jours précédents s'est brusquement substitué un ciel noir déversant des trombes d'eau, faisant fuir les spectateurs massés dans l'une des deux tribunes latérales, non couverte, et endommageant le fonctionnement du panneau d'affichage chronométrique.

Un programme chamboulé

Conséquence des intempéries, les organisateurs n'ont eu d'autres choix que d'annuler purement et simplement les qualifications de la perche et du disque hommes ainsi que celles de la hauteur dames. Tous les concurrents auront accès aux finales prévues le lendemain alors qu'un temps plus clément devrait faire son retour.

Les finales de la perche dames, du triple saut et de la hauteur hommes, les demi-finales du 100 m haies et les qualifications du poids hommes et dames ont été repoussées à dimanche. 

Vicaut fait l'impasse

La pluie n'a pas empêché les autres courses prévues de se disputer mais pour Jimmy Vicaut, il était hors de question de prendre le moindre risque à deux mois des Mondiaux (27 septembre - 6 octobre à Doha). Le co-recordman d'Europe du 100 m (9 sec 86), qui s'était imposé un peu plus tôt en demi-finales sous une grosse averse (10 sec 43), a donc décidé, en accord avec son entraîneur Dimitri Demonière, de s'abstenir, laissant le titre national du 100 m à Amaury Golitin (10 sec 45).

"Il fait hyper froid et je n'ai pas envie de prendre de risque. Je ne pourrai pas m'exprimer correctement, donc c'est mieux ainsi. Je suis dégoûté mais je n'ai pas envie de me blesser pour faire plaisir aux gens", a-t-il confié 24 heures après avoir signé son meilleur temps de l'année sur la ligne droite (10 sec 02), synonyme de "niveau de performance requis" pour Doha.

Un cinquième sacre pour Bosse

Finalement, l'un des rares à avoir apprécié cette fraîcheur soudaine après plusieurs jours de canicule a été Pierre-Ambroise Bosse. Le champion du monde du 800 m avait semblé exténué par la chaleur après son succès vendredi en demi-finales. Samedi, il a décroché sa 5e médaille d'or nationale (1 min 42 sec 53) en résistant parfaitement au retour du jeune Gabriel Tual (21 ans).

"Regardez-moi et regardez comment j'étais hier. Voilà la différence. Les coureurs de 800 m, on préfère cette température. C'était pas mal comme course, j'ai essayé de gérer mon effort. Je ne pensais pas devoir partir si fort mais ils ne m'ont pas laissé faire. Je suis un peu limite car je manque d'entraînement tactique. Mais la compétition fait partie de l'entraînement, c'est pour ça que je suis venu", a glissé le champion du monde après la course.

Les décathloniens se sont eux aussi délectés de cette météo digne d'un mois de novembre. Après le calvaire du 1.500 m, leur dernière épreuve, ils se sont jetés torses nus dans une énorme flaque d'eau sur la pelouse. On s'amuse comme on peut...

AFP