Ben Johnson JO séoul 1988 100 m
Ben Johnson remporte le 100 m des JO de Séoul (1988) en 9"79 avant d'être déclaré positif à des stéroïdes | AFP

Ben Johnson met en cause Adidas

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Dans un entretien au quotidien Le Monde, Ben Johnson a mis en cause son ancien équipementier dans le contrôle positif qui a brisé sa carrière. Selon le sprinter canadien, Adidas a joué un rôle important dans le scandale du 100 m des JO de Séoul.

Quelques pointes seraient à l'origine du plus célèbre cas de dopage de l'histoire des JO et de l'athlétisme. Contrôlé positif avec sa victoire sur le 100 m des Jeux de Séoul en 1988, Ben Johnson affirme aujourd'hui qu'il n'était pas dopé et que cette affaire ne serait jamais sortie s'il était resté sous contrat avec Adidas. Un an auparavant, le Canadien avait choisi de signer avec Diadora car les revenus étaient supérieurs à ceux proposés par Adidas. Si Ben Johnson ne nie pas s'être dopé dans sa carrière mais il assure qu'il était clean aux JO coréens. "Je n’ai pas pris ce produit à Séoul, affirme-t-il au Monde. D’une part, c’était impensable de prendre des drogues juste avant une compétition, c’était seulement pour l’entraînement."

Johnson soupçonne André Jackson

Pour expliquer son contrôle positif, il avance un dopage à l'insu de son plein gré... Un certain André Jackson serait à l'origine d'une prise de stéroïdes la veille des séries du 100 m. Quant à la révélation du scandale, son départ d'Adidas a été un déclencheur. "Quand on regarde les résultats de l’époque, seuls les athlètes de chez Adidas n’étaient jamais contrôlés positifs. Pourquoi ? Parce que la compagnie avait de bonnes relations avec le Comité International Olympique, avance-t-il. Il fallait éviter les scandales et ternir l’image d’Adidas. J’ai été contrôlé positif parce que j’ai quitté Adidas." Ben Johnson victime du sport-business ? Il sera difficile de le prouver.