Renaud Lavillenie
Renaud Lavillenie a décroché un 8e titre de champion de France en salle. | Thierry Zoccolan / AFP

Athlétisme : Renaud Lavillenie décroche un 8e titre de champion de France en salle

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Renaud Lavillenie a réussi l'essentiel ce dimanche à Liévin en décrochant un huitième titre de champion de France en salle au saut à la perche sans parvenir à réellement décoller avec une barre à 5,80 mètres.

Et de huit pour Renaud Lavillenie. Une semaine après avoir franchi 5,94 mètres sur ses terres clermontoises, le champion olympique 2012 n'était pas dans une forme exceptionnelle. Mais qu'importe puisque seule la médaille d'or lui importait en débarquant dans le Pas-de-Calais pour y disputer les championnats de France en salle et la mission a été à cet égard parfaitement remplie. Lavillenie ajoute ainsi une récompense de plus à sa riche collection: avec les neuf couronnes remportées en plein air, le Clermontois en est désormais à 17 sur le plan national. Impressionnant. 

Féru de statistiques, Renaud Lavillenie n'a pas non plus manqué de faire remarquer qu'il venait de boucler un 150e concours à 5,80 m ou plus. Certes, il ne va plus aussi haut que du temps de sa splendeur et il n'a plus effacé une barre à 6 m depuis 2016, mais il reste toujours d'une remarquable régularité au plus haut niveau. Malgré le poids des ans et l'émergence du prodige suédois Armand Duplantis, qui lui a subtilisé son record du monde en février (en franchissant successivement 6,17 m puis 6,18 m à une semaine d'intervalle), le perchiste français fait toujours de la résistance et sera encore un client sérieux pour un podium cette année aux Jeux olympiques de Tokyo ou à l'Euro à Paris.

"Encourageant"

"Le premier objectif était de récupérer du All Star Perche, j'y ai laissé pas mal d'énergie. Ma séance de jeudi a ainsi été nulle, je n'ai même pas réussi à battre mes collègues d'entraînement. Je n'avais pas de jus et je n'étais pas dedans. Mais je savais que la compétition, ce serait autre chose. Il a fallu se battre un petit peu. Je suis content de finir sur une bonne note comme celle-là. Je vais pouvoir me projeter sur l'été", a déclaré le Français, sacré devant son frère cadet Valentin Lavillenie (5,70 m) et Alioune Sene (5,60 m).

Renaud Lavillenie est bien conscient qu'il ne peut plus "trop rêver" à des barres à plus de 6 mètres "régulièrement", contrairement au phénoménal Armand Duplantis, mais il est tout de même heureux de s'être montré de nouveau "capable" cet hiver d'être à la bagarre avec les meilleurs, après une année 2019 cauchemardesque marquée par son élimination en qualifications aux Mondiaux de Doha. "C'est encourageant et je préfère finir la saison en salle sur une bonne dynamique. Je vais pouvoir aller tranquillement en vacances, remettre le corps en route pour cet été et ne pas trop me presser parce que la base est plutôt bonne", a-t-il lancé à l'issue du concours. 

AFP