Mo Farah
Mo Farah sur le deux miles en février à Birmingham | IAN KINGTON / AFP

Accusations "délibérément fausses", estime Farah

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L'Américain Alberto Salazar, qui entraîne Mo Farah et se retrouve visé par une enquête de l'agence américaine antidopage, estime que ceux qui l'accusent publient des déclarations "délibérément fausses", dans le Guardian.

"La BBC et ProPublica (site d'informations américain, ndlr) se sont  aventurés dans un journalisme imprécis et sans fondement, sans aucune  considération pour (...) Mo", explique l'entraîneur de 56 ans dans un  communiqué transmis au quotidien britannique. "Etant donné le temps et les efforts que cela leur a pris pour produire ces  fausses accusations, j'espère que ces médias et les supporteurs m'offriront le  temps suffisant pour montrer que mes accusateurs ont fait délibérément de  fausses déclarations en toute connaissance de cause", poursuit-il. "J'ai toujours répété que je croyais en un sport propre, au travail, et je  nie toute allégation de dopage", réfute encore l'entraîneur.

"Je vais produire des documents et présenter les faits aussi vite que  possible pour que Galen et Mo se concentrent sur ce qu'ils aiment faire",  conclut-il. L'Américain, qui entraîne le double champion olympique anglais ainsi que le  vice-champion olympique US Galen Rupp, est au coeur d'une enquête de l'Agence  américaine antidopage (Usada), a révélé mercredi la BBC, citant de nombreux  témoignages. Selon le documentaire de la BBC, "Alberto Salazar est accusé d'avoir violé  le règlement antidopage, et notamment d'être impliqué avec Galen Rupp, alors  son athlète, en 2002. La BBC sait que, au moins sept de ses athlètes ou membres  de son staff, ont fait part de leurs préoccupations à l'Usada, même si celle-ci  ne confirme ni n'infirme l'enquête."

Attaché depuis février 2011 à Nike Oregon Project (NOP), l'écurie de  Salazar, Mo Farah, qui a fait le doublé 5000-10.000 m aux JO-2012, ne fait en  l'état l'objet d'aucune suspicion, a assuré le documentaire. Engagé au meeting de Birmingham dimanche, la vedette britannique de 32 ans,  s'estimant victime collatérale de ces accusations et s'avouant  "émotionnellement vidé", avait cependant déclaré forfait. Farah est depuis  retourné aux Etats-Unis pour y "chercher des réponses" auprès de son entraîneur.

AFP