Murielle Ahoure
La joie de Murielle Ahoure, médaille d'argent, après le 100 m | Adrian Dennis-AFP

Ahoure "au nom de son pays"

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En décrochant la médaillle d'argent du 100 m derrière l'intouchable Shelly-Ann Fraser Price, mais devant Gardner et Carmelita Jeter, l'Ivoirienne Murielle Ahoure est entré dans l'histoire de l'athlétisme en général, et plus particulièrement de l'athlétisme africain. Partie comme une fusée, la sprinteuse de 26 ans a été la première à donner à la Côte d’Ivoire une médaille mondiale en plein air. Devant la presse, elle est revenue sur ce qu'elle a ressenti avec cette médaille d'argent, et faisant part de sa fierté de voir les projecteurs se braquer sur son pays.

Q : Comment vous sentez-vous après cet exploit ?
R : "C'est un moment inoubliable. Je suis contente pour mon pays. Je remercie tous ceux qui m'ont toujours soutenue. Je suis heureuse. C'est une joie qui ne s'explique pas. Je dis un grand merci à ma mère qui est toujours à mes côtés. Je l'ai cherchée partout , et je cherchais aussi le drapeau de mon pays. Je ne savais même plus où il était tellement j’ai contente".

Q: C'est l'aboutissement de vos efforts ?
R : "Je suis trop contente de cette médaille. J’ai travaillé tellement dur pour arriver jusqu’ici. La 7e place que j’ai décrochée en finale des Jeux Olympiques à Londres m’a poussé à redoubler d’efforts. J’étais découragée. Mais je me suis remise au travail.J’espère que les Ivoiriens sont fiers de moi.

Q : Vous allez l'ai très attachée à l'impact que votre performance peut avoir sur votre pays...
R : "J’espère que cette médaille pourra inspirer la jeunesse ivoirienne à pratiquer l’athlétisme parce que dans mon pays, on ne parle que de football. Ce n’était pas facile pour moi. J’ai galéré pendant des mois pour arriver à ce résultat. J’espère seulement que cette médaille va changer le regard des autorités africaines sur ce sport. J’espère qu’elles vont penser à aider les autres athlètes.. La jeunesse de mon pays a besoin d’espoir... Je veux parler pour les jeunes filles qui ont plus besoin de référence, d’icône. J’espère inspirer la jeunesse en leur disant de ne jamais baisser les bras".

Vidéo: la finale du 100m

Christian Grégoire