Andy Schleck
Andy Schleck | ©NICOLAS BOUVY/EPA/MAXPPP

A. Schleck: "Ce Tour 2012 ne se gagnera pas tout seul"

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Le Luxembourgeois Andy Schleck estime que "pour gagner le prochain Tour de France, il faudra disposer de la plus solide équipe", jugeant, sourire en coin que sa formation, "Radio Shack est la meilleure du monde", a-t-il confié à l'AFP vendredi en marge du Tour d'Oman.

Q: Andy, comment se déroule ce début d'année?
R: "Je suis content d'être à Oman, même si je n'ai pas encore les sensations pour faire un résultat. C'est trop tôt pour moi. J'ai fait beaucoup de travail foncier cet hiver. Maintenant je cherche le rythme. De jour en jour, les jambes tournent mieux. Pour le moment, je joue aux équipiers pour les coureurs qui sont déjà en très bonne forme chez nous: Jakob (Fuglsang), Tony (Gallopin) et Fabian (Cancellara) qui seront souvent appelés à rouler pour moi cette saison".

Q: Comment se déroule le mariage entre les anciennes formations Léopard, dont vous êtes issu, et Radio Shack?
R: "Très bien. L'ambiance est excellente".

Q: Quel est l'apport de Johan Bruyneel, désormais votre directeur sportif?
R: "Il m'améliore. Avec l'expérience d'Alain (Gallopin), avec Kim (Andersen) qui habite près de chez moi et toute la science de Johan (Bruyneel), je dispose du meilleur trio de directeurs sportifs pour m'amemer où je veux aller. C'est un grand changement par rapport aux saisons précédentes même si j'avais déjà côtoyé Alain par le passé, notamment en 2007 au Giro (où Schleck s'était révélé en terminant 2e, ndlr). On est de nouveau ensemble, c'est super".

Q: Concrètement, quel est leur apport?
R: "A l'entraînement, on fait beaucoup de +spécifique+, notamment sur piste. Je me suis exercé sur les anneaux de Gand et de Majorque pour progresser dans le contre-la-montre. Mais la priorité reste d'être performant en montagne. J'ai fait trois fois deuxième du Tour de France (à la demande de son équipe, le coureur n'a pas évoqué l'affaire Contador durant l'entretien, ndlr). Si Bruyneel me permet de m'améliorer un petit peu en contre-la-montre et encore un petit peu en montagne, alors je serai le meilleur. Mais il faut être réaliste, ce changement de directeur sportif n'augmentera pas mon rendement de 10%. Si je gagne un ou deux pour cent, cela suffira déjà à mon bonheur. Il faut surtout que je garde mes qualités de grimpeur. Si je veux gagner le Tour, c'est dans la montagne que je ferai la différence".

Q: Justement, comment faire cette fameuse "différence"?
R: "Ce Tour 2012 ne se gagnera pas tout seul: le futur vainqueur devra avoir l'équipe la plus solide autour de lui. Et Radio Shack est la meilleure du peloton! Avec Fabian, Jakob, mon frère Frank, Chris Horner... C'est du costaud. Ca donne beaucoup de confiance. Et puis, par rapport à 2011, il y a beaucoup plus d'étapes qui me permettront d'anticiper, de tenter des coups. Et j'ai justement une formidable équipe pour anticiper. Je suis un coureur pouvant tenir 40 à 50 kilomètres en tête. Quand je gagne Liège-Bastogne-Liège (en 2009), je m'échappe à 30 kilomètres de l'arrivée. Dans ce sens, le Tour est parfait pour moi cette année. Ce sera comme disputer une classique par jour. Il ne faudra pas sous-estimer les premières étapes avec des finals où on peut très vite perdre une minute".

Q: Serez-vous ambitieux au départ de Liège-Bastogne-Liège?
R: "La Doyenne reste ma classique préférée. Mais l'objectif cette année, c'est le Tour. Liège me permettra de me tester. Disons que ce sera un passage important dans ma préparation".

AFP