Lola-Toyota Castellet 042011
La Lola-Toyota du Rebellion Racing | DPPI

Toyota pose une première pierre

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Retiré de la compétition depuis plus de dix ans, Toyota va effectuer son retour aux 24 heures du Mans cette année en motorisant l’écurie Rebellion. Un premier pas peut-être, avant de recomposer une écurie complète d’ici 2013. Les résultats du constructeur japonais seront surveillés de près lors de l’épreuve.

Toyota préparerait son retour qu’il ne s’y prendrait pas autrement. A l’écart de la grand messe des 24h du Mans depuis 1999 et la deuxième place de sa GT one, le motoriste japonais remet un pied dans l’univers de l’endurance via le Team Rebellion. En retrait para rapport aux LMP1 diesel, les moteurs essence se disputeront la gagne entre Le Team Pescarolo et les deux Lola-Toyota du Team Rebellion.

Un test grandeur nature donc, vraisemblablement dans l’optique d’un retour aux affaires à l’orée 2013. Après avoir fait une large parenthèse en Formule 1, de 2002 à 2009, le géant nippon revient faire ses gammes en courses d’endurance : « Toyota Motorsport a une expérience récente dans la fourniture de moteurs lors de notre présence Formule 1, précise Yoshiaki Kinoshita, président de Toyota Motorsport, et nous nous appuyons sur cela pour offrir un moteur fiable et compétitif. » Selon des sources proches du projet, le constructeur envisagerait également un retour en WRC... A suivre.

Le retour au premier plan de Toyota permettrait peut-être d'interrompre la rivalité entre Audi et Peugeot. On se souvient que la firme a par le passé souvent brillé aux 24h du Mans. 9e en 1998, la Gt One rutilante était passée tout près de rafler la mise en mais avait échoué à la deuxième place. Déjà en 1993, la Toyota TS010 s'était classée 4e. Des places d'honneur donc qui ont laissé un goût d'inachevé à la firme qui, si elle revient, visera la victoire finale.

Les six pilotes des Lola-Toyota :
Neel Jani, Nicolas Prost, Andrea Belicchi, Jeroen Bleekemolen, Guy Smith et Jean-Christophe Boullion