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15h07 : Nick Tandy, Earl Bamber et Nico Hulkenberg fêtent leur première victoire aux 24 Heures du Mans | JULIEN DELFOSSE / DPPI MEDIA

Quelle semaine pour Hulkenberg, Bamber et Tandy !

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Hormis Nico Hulkenberg, pilote de F1 chez Force India, l’équipage vainqueur des 24 Heures du Mans est composé de pilotes inconnus du grand public. Le trio a gagné ses lettres de noblesse en endurance et Porsche a trouvé ses nouveaux héros.

Plus qu’une parenthèse enchantée dans sa saison de Formule 1, la semaine du Mans s'est révélée un conte de fée pour Nico Hulkenberg. 8e au GP du Canada dimanche dernier, l’Allemand n’a pas eu le temps de savourer ses points qu’il était déjà en route pour la Sarthe où il était attendu pour les vérifications administratives. Malgré la fatigue, « Hulk » a donné son maximum et même plus jusqu’au drapeau à damier. Ses efforts ont été récompensés au-delà de ses espérances. « C’était un sentiment incroyable avec ces milliers de gens qui ont attendu 24 heures pour nous applaudir. Le Mans, il faut venir pour vivre ça, expliquait-il en conférence de presse. C’était une bonne semaine (sic). C’est sûr que gagner ici est le plus grand exploit de ma carrière. Je pense que je vais m’en rendre compte dans les prochains jours. Je suis arrivé lundi après la GP du Canada. La semaine a été longue mais ça valait le coup de faire tous ces efforts. »

Forcing à la nuit tombée

Au départ et à l’arrivée dans la 919, Hulkenberg n’a pas été le seul héros de la journée. Pour Earl Bamber, c’est aussi une belle histoire. « Après ma victoire en Supercup, ce fût douze mois incroyable pour arriver ici, a expliqué le rookie. Merci à Porsche de m’avoir fait confiance. C’est au-delà de mes rêves les plus fous. Il y a six mois j’ai fait dix tours et après on m’a dit que j’allais faire Le Mans. Aujourd’hui, on est sur la plus haute marche du podium. » Froids comme des lames, les pilotes de la N.19 ont été extrêmement solides pour résister à la pression. En position d’attente au début de la course, ils ont sorti les crocs à la tombée de la nuit comme le faisait un certain Jacky Ickx. « La clé, c’est la température, reconnaît Nick Tandy. La voiture est devenue extraordinaire quand la nuit est tombée. La température a baissé. Le moteur a mieux respiré et les pneus ont super bien marché. Après, on a roulé très vite sur un rythme très élevé. » Plus haut, plus vite et trop fort pour les autres.