Départ 24 Heures du Mans 2012
Le départ des 24 Heures du Mans 2012 | JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Pescarolo

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Les 80ème 24 Heures du Mans sont lancés depuis deux heures. Lancés sans la Pescarolo 03-Judd, victime d'une casse moteur lors du warm-up et qui, malgré un nouveau Judd est coincée dans son stand avec seulement quatre tours couverts. La sérénité est plutôt chez Audi qui dominent depuis le départ avec ses deux Audi R18 e-tron quattro, la N.1 devant la N.2. Les deux Toyota TS030 Hybrid suivent à une bonne minute des leaders.

Le panache de fumée sur les coups de 9h05 ce matin n'annonçait pas un nouveau Pape mais la fin des espoirs de Pescarolo. Le moteur Judd était neuf mais il a rendu l'âme. Au grand dam du quadruple vainqueur des 24 Heures, pas épargné par les pépins depuis plusieurs mois. Travaillant d'arrache-pied les mécanos tentait le pari de remplacer le moteur. A 15H00, quand les Audi déboulaient en tête, la N.16 piaffait d'impatience dans son stand. Dix minutes plus tard, le moteur britannique déchirait enfin le stand sarthois. La course allait pouvoir démarrer. Sous les applaudissements du public, la 03 prenait la piste pour ...quatre tours. Il faut croire que tous les problèmes ne sont pas réglés. L'abandon n'est pas encore envisagé car la LMP1 a repris la course à 17h00. Le team Pescarolo ne peut pas non plus compter sur la Dome. Le proto japonais a lui aussi connu son lot d'ennuis et navigue en 49e position à 14 tours... Dans ce faux-départ, Pesca devait se sentir moins seul en voyant la HPD du Strakka Racing elle aussi bloquée à son stand à cause d'une boîte de vitesse coincée. Candidate au titre honorifique de meilleur privé en essence, le team britannique a perdu sept tours avant de lancer ses 24 Heures.

Devant, les Audi e-tron quattro rigolent. Les prototypes germaniques se sont très vite échappés de la menace des Toyota et des R18 Ultra. Parti de la pole, l'équipe N.1 domine devant la N.2. On a bien travaillé lors des essais car les deux leaders font des relais de douze tours quand Toyota ne couvre que dix tours. Dommage car les TS030 roulent quasiment dans le même rythme que les Audi. Si les hybrides se portent à merveille, deux incidents ont frappé le clan allemand. La N.4 a connu une alerte en rentrant précipitamment dans son stand. Malgré une intervention rapide, elle a perdu un tour. Vainqueurs à Spa, Dumas-Duval-Gené ont eux été retardés par une crevaison. Rien de grave mais ça évite au Dr Ullrich d'avoir à réfléchir à d'éventuelles consignes de course en faveur des e-tron.

Attraction de la course et des médias, la fusée DeltaWing a pris son envol de la dernière position sur la grille. Hors classement pendant cette 80e édition, la voiture américaine craignait sa fiabilité. Les soucis ont commencé avec un problème de boîte de vitesse. Chez les LMP2, la bagarre est intense. Après deux heures de course, la N.24 du Oak Racing mène les débats mais la menace des autres concurrents sera permanente. En GTE-Pro, Corvette (N.74), Aston Martin (N.97) et Ferrari (N.51) se battent comme des chiffonniers. Les trois voitures se tiennent en cinq secondes !