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Steve McQueen | Kobal / The Picture Desk

Le Mans, l'obsession de Steve McQueen

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Attention, un scénario creux, un tournage dramatique et un gouffre financier peuvent conduire à un film culte. Pour les amoureux de sport mécanique, Le Mans est un film à part. Inclassable et incroyable témoignage d'un certain âge d'or de l'endurance. Et puis il y a Steve McQueen. Le Mans était son film, son bébé. Pas au mieux de sa forme, l'acteur américain y perdit beaucoup. C'est l'histoire que raconte The Mans and Le Mans présenté au dernier festival de Cannes et qui sortira en salle en novembre prochain.

Un bon souvenir. Chad McQueen avait dix ans quand son père a tourné "Le Mans". De son premier passage en Sarthe, le fils de l'acteur garde les bons moments avec les pilotes et les scènes de course sur le circuit. Il n'a vu que son père dans les yeux tourmentés de Steve McQueen. La drogue, les filles, les difficultés du tournage, rien n'a transpiré. Et pourtant que de galères vécues. Faute d'un scénario abouti, les équipes se sont éternisées sur le circuit et le budget a explosé. Sous la pression des producteurs, le réalisateur John Sturges a démissionné, refilant la patate chaude à Lee H. Katzin.

Champagne, rillettes et dépression

Faute d'avoir pu participer à la course en 1970 à cause d'une interdiction des assurances, Le Mans tourne à l'obsession pour Steve McQueen. Jusqu'au-boutiste, il boucle le tournage malgré ses absences répétées, sa dépression et un dramatique accident où David Piper perd une jambe et Derek Bell est brûlé au visage. Grâce aux rushes inédits retrouvés par Chad McQueen et de nombreux témoignages, John McKenna et Gabriel Clarke livre un magnifique documentaire que les fans d'endurance et de cinéma apprécieront.