Romain Dumas (Porsche N.92)
Romain Dumas au volant de la Porsche 911 RSR N.92 | DR

Dumas réapprend le GT

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Avant de prendre une part active dans le développent du futur LMP1 de Porsche avec son pote Timo Bernhard, Romain Dumas garde la main en Grand Tourisme. Ça ne change rien à sa philosophie. Il fera les 24 Heures du Mans pour remporter sa catégorie.

Loin de la bataille Audi-Toyota, Romain Dumas prépare sa course. En 2014, ce sera peut-être lui l’arbitre du match. Et pourquoi pas l’homme à battre. D’ici là, le Gardois s’éclate en GT avant une pige à Pikes Peak sur un proto Norma la semaine prochaine et le début des séances à Weissach. Au Mans, le vainqueur des 24 Heures 2010 est en terrain connu. L’an dernier, Dumas jouait le podium avec Audi. Repasser provisoirement en GT lui a demandé un petit temps d’adaptation. Désormais, c’est lui qui doit regarder dans ses rétros. « Comme je viens, du P1, je sais où je peux me faire doubler, rigole-t-il. En revanche, j’ai eu plus de mal avec les chicanes. C’est problématique car il faut couper sur les baguettes comme si ça n’existait pas. Au début, je perdais cinq dixièmes aux Ford par rapport à mes coéquipiers. J’ai dû me forcer. Celui qui va le plus vite est celui qui a le mieux coupé. » Même s’il n’a tourné que trois tours sur le sec, Dumas a eu tout le temps sous la pluie de prendre ses marques. En revanche, les « amateurs » restent un problème, même en GT. « Le plus difficile, c’est avec les P2, ajoute Dumas. Il y a des gars très lents et on est aussi vite qu’eux… »

"Tu crèves et c'est fini"

Dumas est attentif à tout car rien ne doit être laissé au hasard. « On veut gagner la catégorie », avoue-t-il. Sauf qu’il n’est pas le seul à viser le haut du bitume. Aston Martin, Ferrari et Corvette ont eux aussi les idées claires sur leur objectif manceau. « C’est ma 13e participation et c’est la première fois que je vois autant de voitures aussi proches, reprend-t-il. C’est un truc de fou. Tu crèves en GT et c’est fini. Il y a une telle bagarre que tout va compter. » Dumas peut compter sur une 911 RSR très performante malgré sa jeunesse. « En vitesse de pointe on est bien. Au Mans, si tu n’as pas ça, t’es mort, assure l’Alésien. Avec les essais tronqués, l’inconnu c’est pour les pneus. On verra après deux relais quelle est l’usure. Mais on est bien dans toutes les conditions. » En revanche, la jeunesse de l’auto interroge le pilote. « Le point négatif, c’est la question de la fiabilité. Avec une voiture neuve, on ne sait jamais. Le moteur a été éprouvé mais il y a plusieurs points où on ne sait pas. » Dumas devrait s’y habituer car il va enchaîner les voitures neuves dans les prochaines semaines…