L'Audi R18 e-tron quattro N.1 en pole au Mans
L'Audi R18 e-tron quattro N.1 en pole au Mans | JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Audi évidemment !

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Il n’y a pas eu de suspense lors de la deuxième journée de qualifications des 24 Heures du Mans. Audi a trusté la première ligne avec ses R18. Pas de jaloux chez le constructeur allemand puisque une e-tron quattro (hybride) sera aux côtés d’une Ultra (thermique). Honneur à la N.1 de Fässler-Lotterer-Tréluyer, tenant du titre et détenteur d’une deuxième pole consécutive en 3'23"787. Challenger d’Audi, Toyota doit se contenter du 3e temps avec la TS030 N.8 (3'24"842).

Après Benoît Tréluyer en 2011, André Lotterer a pris le relais de l’Alençonnais pour accrocher la pole de cette 80e édition des 24 Heures du Mans. En 3’23’’787, l’Allemand a répliqué à Loïc Duval qui avait placé son Ultra en tête en toute fin de deuxième séance. L’équipage de la N.1 a mis un point d’honneur à conserver sa position de pointe. Cela lui avait plutôt bien réussi l’an dernier avec un premier succès dans la Sarthe… La première ligne sera moitié hybride, moitié thermique, puisque la N.3 a réalisé le deuxième chrono cumulé en 3’24’’078. "Je suis très satisfait du travail de l’équipe, a indiqué le patron d'Audi Sport le Dr Ullrich. Pour chacune de nos quatre voitures, chaque équipage effectué son travail de réglages. C’est très intéressant pour nous, car chacune de nos deux voitures est en première ligne, avec le meilleur temps pour la nouvelle technologie hybride. De plus, les conditions météo étaient idéales pour une belle performance. Mais rien n’est joué d’avance, la première Toyota n’est pas très loin de nous, à moins de deux secondes." Plutôt frileux pendant 3h50, Toyota a consenti à tenter un tour très rapide juste avant les douze coups de minuit. Par deux fois Anthony Davidson rapprochait sa TS030 N.8. Sur le fil, il offrait une belle troisième place à l’écurie nippone grâce à un prometteur 3’24’’842 (à 1’’055 de la pole). La deuxième Toyota est 5e. Audi n’ayant pas été poussé dans ses retranchements, les R18 en ont certainement gardé un peu sous la pédale. Une marge qui pourrait servir en course au cas où…

Quand ce n’est pas la 03, c’est la Dome qui fait des siennes. Alors que la deuxième journée d’essais avait été plutôt calme pour les mécanos en comparaison du mercredi, Seiji Ara a perdu le contrôle de la Dome 102.5S dans les esses Porsche après un contact avec une autre voiture. Cela provoquait le premier drapeau rouge de la semaine et mettait fin à la séance de la « Pesca » japonaise, touchée à l’avant comme à l’arrière mais sans compromettre sa participation à la course. 10e temps en 3’33’’066, elle devrait être en embuscade derrière la HPD N.21 et les deux Lola-Toyota de Rebellion pour le titre de meilleur team privé. Remise à neuf, la 03 s’est rassuré malgré le dernier temps des P1 (3’37’’385).

La bataille promise en LMP2 se confirme après les essais qualificatifs. Onze voitures se tiennent en 2"557 ! Le Oak Racing visait la pole mais a buté sur l'Oreca-Nissan d'ADR-Delta (N.26). Avec son 3'38"181, elle a devancé la P2 d'Olivier Pla de 0"417.Raté pour la com mais rien n'est perdu pour la course du week-end. Au beau milieu du peloton de la catégorie on retrouve la DeltaWing du Highcroft Racing. La "fusée" a réalisé le 29e temps en 3'42"612. Hors classement par son côté expérimental, la N.0 sera contrainte de partir en dernière position. Encore une curiosité de l'ACO qui fait courir une voiture en course mais qu'on place en queue de peloton...

Le rideau était baissé depuis mercredi soir. Victime d’un gros crash dans les virages Porsche, la Ferrari 458 Italia d’AF Corse pilotée par Fisichella-Bruni-Vilander n’avait quasiment aucune chance de prendre part aux qualifications et allaient devoir attendre la décision des commissaires pour être autorisé à prendre le départ. C’était sans compter sur le brio et la rapidité des mécaniciens italiens. Après la réception d’un nouveau châssis d’Italie dans la matinée, toute la passion des Rouges s’est mise en place pour réussir ce petit miracle : refaire une voiture neuve avant la fin des essais. Ce fût chose faite à moins d’une demi-heure du drapeau à damiers après avoir puisé allègrement dans le stock de pièces. Toni Vilander prenait le volant et qualifiait la voiture en 49e position sous les accolades des mécanos d’AF Corse. Un nouveau combat attend l'écurie car il ne reste plus que le warm-up pour trouver un set-up à la GT rouge N.51 et venir embêter l’Aston Martin N.97 (3’56’’036) et la sœur d’AF Corse, la N.71 (3’56’’484). Légèrement en retrait, Corvette a travaillé pour la course et sera encore dans le coup pour la victoire.

1. Tréluyer-Fässler-Lotterer (FRA-SUI-GER/Audi R18 e-tron) 3:23.787
2. Dumas-Duval-Gené (FRA-FRA-ESP/Audi R18 ultra) 3:24.078
3. Davidson-Buemi-Sarrazin (GBR-SUI-FRA/Toyota TS030 Hybrid) 3:24.842
4. Kristensen-Capello-McNish (DEN-ITA-GBR/Audi R18 e-tron) 3:25.433
5. Wurz-Lapierre-Nakajima (AUT-FRA-JAP/Toyota TS030 Hybrid) 3:25.488
6. Jarvis-Bonanomi-Rockenfeller (GBR-ITA-GER/Audi R18 ultra) 3:26.420
7. Kane-Leventis-Watts (GBR/Honda HPD-ARX) 3:29.622
8. Prost-Jani-Heidfeld (FRA-SUI-GER/Lola-Toyota) 3:29.837
9. Belicchi-Primat-Bleekemolen (ITA-SUI-NED/Lola-Toyota) 3:31.866
10. Bourdais-Minassian-Ara (FRA-FRA-JAP/Dome-Judd) 3:33.066
11. Montagny-Baguette-Kraihamer (FRA-BEL-AUT/Oak Pescarolo-Judd) 3:35.584
12. Brabham-Dumbreck-Chandhok (AUS-GBR-IND/Honda HPD-ARX) 3:37.088
13. Collard-Boullion-Hall(FRA-FRA-GBR/Pescarolo-Judd) 3:37.485
14. Martin-Charouz-Graves (AUS-CZE-THA/Oreca-Nissan) 3:38.181 (1er catégorie LMP2)
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29. Franchitti-Krumm-Motoyama (GBR-GER-JPN/Delta Wing Nissan) 3:42.612 (hors-classement)
34. Makowiecki-Melo-Farnbacher (FRA-BRA-GER/Ferrari 458) 3:55.393 (1er catégorie GTE-Pro)
39. Pilet-Pumpelly-Neiman (BEL-USA-USA/Porsche 997) 3:57.594 (1er catégorie GTE-Am)