24h du Mans - Le point à 5h00 : Les Toyota s'envolent, Rebellion toujours en embuscade

Publié le , modifié le

Auteur·e : Quentin Ramelet
Toyota n°8 en pleine nuit

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Dans la nuit noire du Mans, il n'y a pas vraiment de surprise jusqu'ici. En tout cas, après 14h de course, les deux prototypes du constructeur japonais Toyota ne se sont pas laissés piéger comme les années précédentes. Au contraire, que ce soit la n°7 de Conway-Kobayashi-Lopez ou la n°8 de Buemi-Nakajima-Alonso, aucune ne se fait de cadeau et encore moins à leurs concurrents. Car derrière, bien qu'ils restent en embuscade, il faut compter pas moins de huit tours de retard pour la Rebellion n°3 de Thomas Laurent et dix pour la n°1, passée par le garade. En LMP2 (G-Drive #26) et en GTE pro (Porsche GT #93), rien n'a changé.

De notre envoyé spécial Quentin Ramelet.

• LM P1 : Toyota, les soeurs ennemies ?

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'une entrée fracassante dans le monde de l'endurance, et particulièrement ici sur le circuit le plus mythique du monde. Il a pris son premier relais de nuit en carrière aux 24h du Mans aux alentours d'1h30. A cet instant, Fernando Alonso, au volant de la Toyota n°8, affiche près de trois minutes de retard sur sa soeur, la n°7 de Conway-Kobayashi-Lopez. Mais si le constructeur japonais a mis les moyens pour signer le double champion du monde de F1, c'est avant tout pour assurer la victoire, mais aussi le spectacle. L'Espagnol a juste été irrésistible cette nuit, revenant à moins de trente secondes de Jose Maria Lopez, en grande souffrance face à l'agressivité d'Alonso, et dont le prototype disposait de deux minutes d'avance avant que le pilote de Formule 1 arrive dans la danse.

Par la suite, Nakajima a poursuivi les efforts, l'écart tutoyant désormais les dix à quinze secondes avec son compatriote Kobayashi, visiblement prêt à en découdre autant que Fernando Alonso. Derrière, les Rebellion Racing, de Thomas Laurent (#3) troisième à huit tours, et Lotterer-Jaani-Senna (#1), passé à dix tours suite à une panne l'ayant obligé de passer par le garage, sont très (trop) loin. Conséquences ? La lutte fratricide qui nous attend entre les deux frangines Toyota s'annoncent particulièrement palpitante...

• Tout roule pour G-Drive et Porsche GT

Si nous avons pu vivre une grande bataille aussi excitante que spectaculaire en GTE pro lors des six premières heures, ce n'est plus vraiment la même chose depuis que la nuit s'est emparée du ciel sarthois. Ford a quand même profité des soucis techniques de BMW, désormais trop loin (#82 à plus de deux tours) pour revenir à la régulière. Du coup, la Porsche GT n°92 gère tranquillement son avance. En LM P2, c'est la même histoire ou presque depuis de longues heures : la G-Drive n°26 de Jean-Eric Vergne notamment se balade en tête de la catégorie avec plus d'un tour d'avance sur la surprenante Ligier n°23 de Panis Barthez Compétition.