Le Mans stand 2015
Les 83e 24 Heures du Mans s'annoncent très disputées | FREDERIC LE FLOC H / DPPI Media

24 Heures du Mans 2015 : On vous plante le décor

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La 83e édition des 24 Heures du Mans s'annonce exceptionnelle avec une bagarre annoncée entre Audi, Porsche et Toyota. Voici ce qu'il faut savoir pour suivre la course sur France 2 et sur le site et les applis FranceTV Sport (à partir de 14h45).

Le duel : Porsche et Audi à couteaux tirés
Ils sont prêts pour le sprint. Toyota en retrait sur le plan performance et dans une position d’attente, le devant de la scène va être occupé par Porsche et Audi. Une match à six voitures entre les 919 Hybrid et les R18 e-tron quattro qui s’annonce très serré. A Porsche la vélocité et Audi l’expérience. Un scénario qui n’est pas sans rappeler le temps où Peugeot défiait Audi avec les mêmes armes. « Les technologies ont changé et beaucoup de paramètres entrent en jeu, explique Benoît Tréluyer, pilote de l’Audi N.7. D’avoir battu les 908 qui étaient plus rapides, ça sert pour le mental. Même quand on était moins bien, on a fini par avoir le meilleur résultat. On en tire forcément profit. » Loïc Duval est sûr de la force de son Audi N.8. Les 919 sont rapides mais il n’y a pas que ça qui compte au Mans. « Ça serait un vrai problème d’égo si on essayait d’aller leur faire les freins au début, indique le Chartrain. On va essayer de tenir un rythme conséquent pour ne pas les laisser s’échapper car on ne sait jamais. Le facteur N.1 ici reste de n’avoir aucun problème en course. » On en revient à la fiabilité, facteur indispensable en endurance. Si Porsche doit craindre quelque chose, c’est peut-être là, dans les entrailles de sa machine, au croisement de la boîte de vitesse, de son moteur et de son système électronique.

La phrase du jour
« Quand tu es dans une voiture qui ne peut pas gagner, tu souhaites toujours la pluie. Ça redistribue les cartes. » Romain Dumas au sujet des autres concurrents qui verraient d’un bon œil l’arrivée de la pluie afin de réduire l’écart avec les Porsche.

La clé de la course : l’usure des pneus
C’est devenu le nerf de la guerre en endurance. Depuis que la haute technologie est entrée dans la partie, le fonctionnement des pneus a pris une importance capitale. Selon les conditions de course, la fenêtre d’exploitation est très réduite. Pour toutes les équipes, de la faculté à enchaîner des relais avec le même train de pneus tient une grosse partie de la réussite. A ce petit jeu, Audi a un avantage certain sur Porsche et devrait effectuer un relais supplémentaire. De quoi annihiler dans les stands l’avance que les 919 pourraient gagner en piste. L’inconnu, c’est Toyota qui n’a jamais cherché un chrono depuis le début de la semaine et qui a préparé dans son coin une TS040 Hybrid uniquement pour la course.

Le vilain petit canard : Nissan
Quand on joue les bad-boys, il ne faut pas s’étonner quand on reçoit des coups. Auto-proclamé futur vainqueur des 24 Heures du Mans avec sa traction avant, Nissan ne s’est pas fait que des amis dans le paddock. L’heure de la revanche a déjà sonné et beaucoup rigolent en coulisse des déboires de la firme japonaise. Incapables de rouler dans un temps inférieur ou égal à 110 % de la pole position, les GT-R LM Nismo ont frôlé la correctionnelle et ont été déclassées au fond de la grille des prototypes. On a connu meilleure entame pour un programme sportif.

Les hommes à suivre : Tréluyer, Dumas, Paletou, Roussel
Tenant du titre, Benoît Tréluyer pourrait obtenir dimanche avec ses coéquipiers Marcel Fassler et André Lotterer, son 4e sacre au Mans. Dans la légende sarthoise, ils rejoindraient Henri Pescarolo et Olivier Gendebien. Romain Dumas n’a lui gagné qu’une fois les 24 Heures (2010) mais le faire avec Porsche sa marque de cœur serait un accomplissement. Parmi les « jeunots », Gaëtan Paletou va très vite. Il y a dix mois, il pilotait sur console de jeux. Samedi, il sera au volant d’une LM P2, la Gibson-Nissan N.41 du Greaves Motorsport. Quant au benjamin de l’épreuve, il est Français et se nomme Léo Roussel. Neveu de Patrice Roussel, pilote ayant 6 participations au compteur, il fait partie de l’équipage de la Morgan N.29 du Pegasus Racing. Il n’a que 19 ans.

Le record à battre : 5410, 713 km soit 397 tours
Il s'agit du record à la distance établi en 2010 par l'Audi R15 Plus de Dumas – Bernhard – Rockenfeller (225,228 km/h de moyenne). Si la pluie ne s'en mêle pas, il devrait tomber cette année.

La grille de départ : ici